Nom du blog :
commerceinternationalexport
Description du blog :
Blog d'information des étudiants, enseignants, chefs d'entreprise, de P.M.E.,commerciaux à l'export
Catégorie :
Blog Economie
Date de création :
05.05.2009
Dernière mise à jour :
10.11.2009
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c'est en effet assez intéressant et facile d'accès.
bien vu !http://www.ib-a ction.com.center blog.net...
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Par International Busi, le 08.09.2009
la position tarifaire du jus d'orange est bien 20 09 ?...
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Les formalités en douane comportent aussi, bien évidemment, le paiement des droits et taxes dus à l'importation. Ces droits et taxes perçus sont pour l'essentiel les droits de douane, des taxes indirectes, la TVA notamment, des taxes parafiscales, éventuellement des droits anti-dumping. Ces impositions s'appliquent aux marchandises selon leur classement tarifaire, leur origine et leur valeur.
La dette prend naissance, comme prévu par l'article 44 du code des douanes communautaire, «par suite du placement de marchandises non communautaires soumises aux droits à l’importation sous l’un des régimes douaniers suivants : a) la mise en libre pratique, y compris dans le cadre du régime de la destination particulière ; b) l’admission temporaire en exonération partielle des droits à l’importation ». Cet article prévoit par ailleurs, que « La dette douanière naît au moment de l’acceptation de la déclaration en douane. Le déclarant est le débiteur. En cas de représentation indirecte, la personne pour le compte de laquelle la déclaration en douane est faite est également débiteur».
Les droits et taxes dus sont préalablement «liquidés» (calculés et mentionnés sur cette déclaration) par le déclarant en douane (l'importateur ou le commissionnaire) et réglés au comptant (cas très rare) ou dans les délais convenus prévus par le code communautaire, à savoir à 30 jours, moyennant la mise en place, en principe, d'un crédit d'enlèvement cautionné par une banque, et autorisé par les douanes.
Le délai de report de paiement est calculé jour pour jour pour les déclarations «au coup le coup», et dans les conditions prévues par l'article 75.2 et 3 du code des douanes communautaire pour les déclarations DSI et DCG «2. Lorsque le report de paiement est accordé conformément à l’article 74, point a), le délai est calculé à compter du jour suivant celui au cours duquel la dette douanière est notifiée au débiteur. 3. Lorsque le report de paiement est accordé conformément à l’article 74, point b), le délai est calculé à compter du jour suivant celui où expire la période deglobalisation. Il est diminué d’un nombre de jours correspondant à la moitié du nombre de jours que comprend la période de globalisation». Ainsi, pour les déclarations récapitulatives déposées le 5 du mois qui suit la période de globalisation (DSI du mois précédent), le paiement doit intervenir au plus tard le 16 de ce mois. Les DSI déposées en début de mois bénéficieront d'un report de paiement de 45 jours et celles du dernier jour du mois d'un report de 15 jours, soit 45+15= 60:2=30 jours.
Le crédit d'enlèvement, qui permet le report de paiement, est obtenu moyennant la présentation d'une soumission cautionnée par un organisme financier agréé. La soumission est présentée et visée par la Recette régionale des douanes géographiquement compétente. Le montant cautionné doit être suffisant pour couvrir les droits et taxes dus relatifs aux opérations taxables réalisées durant la période de report de paiement. A défaut, en cas de dépassement, le paiement devrait intervenir au comptant et le montant de la caution êtreimmédiatement augmenté. Le crédit d'enlèvement est obligatoire en cas d'utilisation de la procédure simplifiée comportant le dépôt d'une déclaration récapitulative (DCG).
Autre type de crédit et de cautionnement : le crédit d'opérations diverses (C.O.D.), qui permet de garantir le paiement des droits et taxes, par exemple, des marchandises placées sous le régime de l'entrepôt, le respect des engagements de production ultérieure de documents qui ne sont pas détenus, ou produits, à l'appui des déclarations en douane (procédure dite du D48)
Les droits et taxes dus et leur paiement peuvent être également garantis par une caution de Groupe, c'est à dire par la maison mère envers sa filiale, et non par un organisme financier.
La caution s'engage en toute hypothèse, dans la cadre prévu, à accomplir les obligations au lieu et place de la société cautionnée, au cas où celle ci ne les remplit pas.
L'absence et la dispense de cautionnement sont possibles quand aucun droit n'est dû et/ou quand l'importateur est redevable de la seule TVA. Sous réserve que les conditions exigées soient remplies (dépôt des résultats au greffe du tribunal de commerce, absence d'inscription on contestée du privilège du Trésor ou de la sécurité sociale, société non en redressement ou liquidation judiciaire, ....).
Il est rappelé, qu'à l'importation, les entreprises qui réexportent une grande partie de leur production peuvent bénéficier de la procédure AI2, qui leur permet de ne pas acquitter la TVA, sous réserve de disposer des autorisations délivrées par la DGI, à présenter ou à justifier lors du dédouanement.
Les taux des droits et de la TVA et autres taxes éventuelles (ou les exemptions, suspensions, ....) ressortent du Tarif des douanes, des accords internationaux, des dispositions particulières. Ceux ci- sont consultables sur les sites des douanes françaises et européennes, à savoir, comme indiqué ci-dessus, sur le portail Pro.douane et plus précisément dans l'application RITA et dans le TARIC, directement, sur le site de la Commission européenne à l'adresse suivante http://ec.europa.eu/taxation_customs/common/databases/index_fr.htm (base de données TARIC)
Sachant qu'en principe, les droits ne sont applicables qu'à l'importation, les exportations étant exonérées. Ce qui se vérifie avant toute opération. Certains pays taxent en effet à l'exportation pour des raisons historiques ou conjoncturelles provisoirement certains produits expédiés ou limitent quantitativement leurs exportations. Les taxations dans le pays d'importation constituent, rappelons le, des coûts qu'il convient d'intégrer dans la démarche d'exportation, dans la négociation ou en tout cas dans l'étude de marché.
Pour ce qui concerne les droits applicables dans les autres pays tiers à l'Union européenne (cas des produits exportés dans ces pays), il convient de se rapprocher des tarifs concernés pour les connaître. Il n'existe pas en effet de tarif unique, universel, applicable uniformément mondialement. Certains taux peuvent être prohibitifs et empêcher finalement toute exportation, d'un point de vue économique et financier pour les acheteurs et consommateurs de ces pays. C'est souvent le but recherché. Les taux des droits - ainsi que les mesures autres, parfois - reflètent le niveau d'ouverture aux produits concernés des pays destinataires. Ils sont aussi révélateurs du système fiscal des pays concernés, qui s'appuient davantage sur les perceptions à l'importation, faute d'impôt sur le revenu, par exemple, ou en raison de difficultés d'application multiples et diverses de perception.
La base de taxation, l'assiette des droits et taxes est constituée de la valeur en douane, c'est à dire selon l'article 41 du code des douanes communautaire, de la valeur transactionnelle, du prix payé figurant sur le facture, des frais divers (transports, assurance, frais de manutention) et d'autres frais qui s'y rajoutent, éventuellement, comme les redevances, les frais de moule ayant servi à fabriquer les marchandises importées.
Les droits sont liquidés sur une valeur rendue point d'entrée dans l'Union européenne, quel que soit ce point d'entrée. Selon le contrat de vente, l'incoterms, des ajouts ou de soustractions devront donc être pratiqués pour calculer ces droits et taxes. En cas de valeur transactionnelle rendue, incorporant tous les coûts jusqu'à destination, les frais de transport terrestre dans l'Union européenne devront donc être déduits, pour déterminer la valeur taxable à l'entrée dans l'Union européenne, au port du Havre, par exemple, et le montant des droits de douane.
En cas de doute sur l'incorporation de certains frais, les prestations de service notamment, il est prudent de solliciter préalablement à l'importation ou en tout cas au dépôt de la déclaration, l'avis d'experts (commissionnaire en douane, service des douanes, par exemple). La valeur en douane, les éléments clés (tarif, espèce tarifaire, origine,etc.) et les conditions (lieu, moment, etc.) de la taxation sont déterminés au Code des douanes communautaire publié au règlement (CE) No 450/2008 du Parlement européen et du Conseil du 23 avril 2008. Ce code et ces conditions d'application sont notamment disponibles sur les sites http://eur-lex.europa.eu/ et http://www.douane.gouv.fr/. Les charges annexes (frais de transport, assurances, surestaries, stockage, ....) taxables figurent dans le détail au Règlement particulier sur la valeur (outil de travail sans valeur juridique) publié sur le site des douanes http://www.douane.gouv.fr/.
Ces principes de détermination de la base taxable, de déclaration et de paiement s'appliquent également à la TVA, dans les conditions qui lui sont cependant propres, comme suit.
L'application de la TVA se fonde sur les dispositions prévues notamment au Code général des impôts et plus précisément à l'article 293 A, qui précise, que :
« - A l'importation, la taxe est exigible au moment où le bien est introduit à l'intérieur du territoire français; elle est due par le déclarant en douane.
- Le taux de la taxe applicable aux importations est celui en vigueur au moment de la déclaration de mise à la consommation. Dans les cas de réimportation prévus à l'article 293, la taxe sur la valeur ajoutée est perçue au taux qui serait applicable, en régime intérieur, aux livraisons de biens et prestations de services correspondantes ».
La base d'imposition est quant à elle définie par l'article 292 du CGI, dans les conditions suivantes :
«La base d'imposition est constituée par la valeur définie par la législation douanière conformément aux règlements communautaires en vigueur.
Toutefois, sont à comprendre dans la base d'imposition :
1° Les impôts, droits, prélèvements et autres taxes qui sont dus en raison de l'importation, à l'exception de la taxe sur la valeur ajoutée elle-même ;
2° Les frais accessoires, tels que les frais de commission, d'emballage, de transport et d'assurance intervenant jusqu'au premier lieu de destination des biens à l'intérieur du pays ; par premier lieu de destination, il faut entendre le lieu mentionné sur la lettre de voiture ou tout autre document de transport sous le couvert duquel les biens sont importés ; à défaut de cette mention, le premier lieu de destination est celui de la première rupture de charge.
3° les frais accessoires visés au 2°, lorsqu'ils découlent du transport vers un autre lieu de destination à l'intérieur de la Communauté européenne, si ce dernier lieu est connu au moment où intervient le fait générateur de la taxe.
Lorsqu'un bien placé sous l'un des régimes mentionnés au b du 2 du I de l'article 291 est mis à la consommation, sont également à comprendre dans la base d'imposition les prestations de services mentionnées au 6° du I de l'article 277 A et au 2° du III de l'article 291, autres que les frais accessoires visés aux 2° et 3° du présent article. Ne sont pas à comprendre dans la base d'imposition les remises, rabais et autres réductions de prix acquis au moment de l'importation».
Les points importants à appréhender sont au regard de ce qui précède les conditions de facturation des marchandises vendues, les lieux de dédouanement et de livraison et le lieu de rupture de charge, dans l'Union européenne. Il est rappelé que les termesimportation etexportation s'entendent des échanges avec les pays tiers à l'Union européenne.
Il convient de rappeler que la TVA peut s'appliquer à l'importation dans l'Union européenne sur une valeur rendue, jusqu'au point de destination finale (cas notamment des transports routiers), en l'absence de rupture de charge, notamment. Les droits de douane entrent par ailleurs dans la base de calcul de la TVA.
En matière de droit de douane, de nombreux produits bénéficient par ailleurs de réductions, d'exonérations, de suspensions de droits dans le cadre des accords internationaux, de contingents tarifaires, de préférences tarifaires, en fonction de leur utilisation, des politiques diverses poursuivies par les gouvernements. Ces dispositions valent également pour la TVA, dans ces principes.
Voyons ce qu'il en est, succinctement, des contingents tarifaires.
Les contingents tarifaires prévoient des réductions de droits jusqu'à épuisement des importations (les droits redeviennent alors dans ce cas exigibles) tandis que les contingents quantitatifs prévoient l'interdiction d'importation dès lors que les quantités fixées sont atteintes. Il existe, comme indiqué au bulletin officiel des douanes 6571 du 14 avril 2003, trois natures de contingents tarifaires :
- les contingents tarifaires autonomes (instaurés unilatéralement par l'Union européenne), qui sont aussi erga omnes (ouverts quelle que soit l'origine du produit) ;
- les contingents tarifaires convenus dans le cadre de l'O.M.C. ;
- les contingents tarifaires résultant d'accords convenus entre l'Union européenne et des pays tiers (ACP, pays méditerranéens, etc.
Les contingents sont gérés par certificat d'importation et répartis ou selon le principe "du fur et à mesure », encore appelé "premier arrivé, premier servi".
Le contingent tarifaire peut être «critique» «Lorsque la mainlevée est accordée pour des marchandises pour lesquelles le montant de la dette douanière n'est pas encore déterminé ». Dans ce cas, la douane exige normalement la constitution d'une garantie afin de couvrir la dette douanière potentielle. (http://ec.europa.eu/taxation_customs/dds/qotcri_fr.htm).
Ces contingents sont visibles sur l'application QUOTA, ouverte sur le site http://ec.europa.eu/.
Pour résumer, sur l'application des droits taxes, reportons nous au tableau suivant .
Nature des frais et coûts | Droit de douane | TVA | Observations |
Prix des produits |
|
| La valeur des produits importés est – sauf dérogation (exonération, suspension, etc.) taxable aux droits et à la TVA |
Coût du transport terrestre intérieur étranger |
|
| Il en est de même en principe des coûts de transports, qui suivent le régime applicable aux marchandises. Ces frais sont en toute hypothèse facturés au client/importateur, comme prévu au contrat commercial, s'ils sont supportés par le vendeur. |
Coût du de chargement à bord du navire |
|
| Idem |
Coût des formalités de dédouanement export |
|
| Idem |
Coût du transport maritime et assurances |
|
| Idem |
Coût du déchargement du navire |
|
| Idem |
Coût du transport terrestre jusqu'à destination |
|
| Idem |
Coût des formalités de dédouanement import |
|
| La TVA apparaît en principe sur la facture transmise par le commissionnaire en douane à son client. Elle s'applique sur la déclaration si ces frais y sont mentionnés, ou sur la facture précitée. |
Droits de douane |
|
| Les droits de douane sont en général acquittés par l'acheteur et non inclus dans la facture du vendeur. Ils entrent dans la base d'imposition à la TVA |
Ces dispositions valent également, d'une manière générale, dans un grand nombre de pays d'importation/d'exportation (ce qu'il convient de vérifier en toute hypothèse).
Pour ce qui concerne l'application des droits et taxes en suite de régimes économiques dits suspensifs (admission temporaire, entrepôt, perfectionnements actif et passif), il convient de se reporter notamment au site des douanes www.douane.gouv.fr et aux bulletins officiels des douanes disponibles sur ce site ou de se rapprocher des commissionnaires en douane chargé du dédouanement de l'entreprise. Des conditions particulières sont en effet applicables à ces régimes, qu'il convient d'appréhender et d'appliquer correctement, dans l'intérêt même des entreprises, pour qu'elles n'acquittent que ce qui est réellement dû.
Il en est de même pour ce qui concerne les taxes parafiscales, droits de port, accises applicables aux alcools, produits pétroliers, impositions des produits agricoles (prélèvements, éléments mobiles, ...) applicables. Certains de ces droits et taxes sont calculés sur une base «spécifique», à savoir, par exemple, sur le poids, le degré alcoométrique, etc. et non sur une base ad-valorem.
Ces dispositions figurent normalement en toute hypothèse au tarif des douanes, dans des renvois, le plus souvent, pour chaque produit, en fonction de son classement dans la nomenclature.
En cas d'erreur de liquidation, de trop payé en douane, les droits et taxes peuvent faire l'objet d'un remboursement, dans les conditions prévues au code des douanes communautaire aux articles 79 et suivants.
Désormais, par ailleurs, les procédures, les procurations, les cautionnements, le paiement des droits et taxes peuvent être centralisés auprès d'un seul bureau de douane pour des opérations réalisées en différents points du territoire par un même opérateur. La procédure de dédouanement à domicile, par exemple, peut être utilisée dans le cadre de la Procédure de dédouanement unique (P.D.U.). Ces facilités sont décrites dans les textes précités, ou spécifiques aux réglementations concernées.
Il est rappelé que les droits de douane sont une ressource communautaire affectée au budget de l'Union européenne tandis que la TVA demeure une ressource nationale. Ces droits de douane perçus par chacune des douanes des états membres sont donc reversés dans leur totalité au budget de l'Union européenne et les autres taxes affectées, pour l'essentiel, au budget des états percepteurs ou des collectivités territoriales (la taxe intérieure sur les produits pétroliers, par exemple).
Ces ressources européennes sont, comme mentionné sur le site europa, les suivantes :
«Les «ressources propres traditionnelles» (R.P.T.), qui consistent essentiellement en droits de douane perçus sur les importations de produits en provenance des pays tiers. Elles rapportent environ 17,3 milliards d’euros, soit 15 % des recettes totales.
La ressource fondée sur lataxe sur la valeur ajoutée(T.V.A.) est un taux de pourcentage uniforme qui est appliqué à l’assiette T.V.A. harmonisée de chaque État membre. La ressource T.V.A. représente 15 % des recettes totales, soit quelque 17,8 milliards d'euros
La ressource fondée sur le revenu national brut (R.N.B.) est un taux de pourcentage uniforme (0,73 %) appliqué au R.N.B. de chaque État membre. Bien qu'il s’agisse d’un élément d'équilibrage, cette ressource constitue aujourd’hui la source de revenu la plus importante et représente 69 % des recettes totales, soit 80 milliards d’euros ».
(http://ec.europa.eu/budget/budget_glance/where_from_fr.htm)
Les ressources autres que les droits de douane constituent donc l'essentiel des ressources budgétaires de l'Union européenne, libéralisation du commerce international oblige, et compte tenu de la baisse des taux.
Ces dispositions et principes ne sont pas applicables dans tous les pays, et notamment dans ceux qui ne disposent pas d'un réseau structuré et efficace de détermination des revenus et de paiement de l'impôt direct, notamment. Dans ces pays, les droits à l'importation peuvent constituer l'essentiel des recettes fiscales. La nature des impositions, les taux des droits d'importation et le réseau de perception des impôts constituent donc un élément d'appréciation de la qualité des modes de gouvernance, d'administration, des structures en place, des capacités à lutter contre les fraudes et la corruption et du niveau de développement.
L'attention des étudiants, des exportateurs/importateurs est attirée sur le fait qu'en raison des modifications intervenant en permanence, ou susceptibles d'intervenir, il convient en toute hypothèse pour être correctement informé :
- d'assurer une veille réglementaire continuelle, de consulter régulièrement les sites internethttp://www.douane.gouv.fr/,https://pro.douane.gouv.fr/ ethttp://ec.europa.eu/taxation_customs/common/databases/index_fr.htm, ainsi que ceux des commissionnaires en douane, des consultants, des chambres de commerce, en France, et dans les pays de destination des marchandises exportées ;
- de consulter le tarif au moment du dédouanement, préalablement au dépôt des déclarations, de l'étude de marché, de la conclusion du contrat de vente.
Autres sources de renseignements utiles, à ne pas négliger, pour les opérateurs, les contacts de proximité personnalisés : les conseils régionaux des douanes aux entreprises,les service des bureaux de dédouanement, des recettes régionales, les commissionnaire en douane, les chambres de commerce, les conseils et consultants, qui assurent aussi des actions de formation
Sachant que les périodes de crise sont favorables à ces modifications tarifaires, à la mise en place de mesures de protection des intérêts nationaux, inattendues, qui peuvent modifier les conditions de vente et des échanges. Comme le montrent ces deux décisions prises récemment par la Chine et les Etats Unis, chacun défend ses intérêts, quand bien même, il est ouvert aux échanges internationaux.
10/9/2009 à 9h40 : l'AFP et le site internet http://www.aujourdhuilachine.com/ annonçaient que les Etats Unis avaient pris la décision d'imposer des droits de douane "aux tubes pétroliers venus de Chine», en raison des subventions accordées «à un niveau variant de 10,9% à 30,7% pour les différentes sociétés exportatrices». Le 2/11/2009 à 11h06, l'AFP et ce même site internet signalaient que La Chine avait décidé d'imposer «des taxes sur un acide en provenance de l'UE, des Etats-Unis et de Corée » et plus précisément des «droits antidumping pouvant aller jusqu'à plus 35% sur l'acide adipique, utilisé dans la fabrication du nylon, en provenance des Etats-Unis et de l'Union européenne », ...«Ces nouveaux tarifs douaniers, en vigueur pour cinq ans, s'étalent de cinq à 35,4%, a déclaré le ministère dans un communiqué sur son site internet et touchent aussi les importations en provenance de Corée du Sud».
Les métiers et professionnels dutransport, définis entre autres par les conventions, sont variés et propres pour partieà chaque mode de transport. Ce sont des acteurs directs du transport, des employés, des chauffeurs routiers, des membres d'équipage de bateau ou d'avion, des conducteurs de train, des mariniers. Et des sociétés, des exploitants, propriétaires des moyens de transport, pourvus des licences, des certificats professionnels nécessaires, ainsi quedes accompagnants : armateur, agent de transit, commissionnaire affréteur, opérateur multimodal, transitaire, courtier, groupeur, agent de fret maritime et aérien, commissionnaire en douane, entreposeur, manutentionnaire, avitailleur. Ils sont pour la plupart implantés dans les ports, sur les sites de redistribution historiques (Rotterdam, Anvers, Le Havre, Marseille,...), ou plus récents (plate forme de Dourges, dans le Pas de Calais, par exemple), à proximité des lieux de grande consommation, des régions industrielles, de production ou de négoce, sur des axes stratégiques (autoroute, voie fluviale, ferroviaire).
Des termes spécifiques sont employés pour désigner les activités de transport, les accompagnants, comme par exemple : fret, affrètement, fréteur, affréteur, chargeur. Le Petit Robert, définit le fret comme étant «le prix du transport des marchandises par mer, et par ext. par air ou par route, le prix de location d'un navire, la cargaison d'un navire ; le chargement d'un avion ou d'un camion, l'objet transporté en vertu d'un contrat de transport, le transport de marchandises. L'affrètement est le «contrat par lequel un fréteur met un moyen de transport (camion, cargo, navire, avion, etc.) à la disposition d'un affréteur, moyennant rémunération, pour le transport de marchandises ou de personnes». Les termes «nolis» ou nolisement» (affrètement) et charte-partie (contrat d'affrètement), sont aussi employés. Le fréteurest «la personne qui donne en location un navire, (armateur)». L'affréteur est «la personne qui prend en location un moyen de transport». Ce terme d'affréteur désigne aussi dans le transport routier celui qui cherche du fret ou qui en fournit directement à un transporteur. Les moyens de transport maritimes peuvent être affrétés «coque nue», à temps, au voyage (http://fr.wikipedia.org/wiki/Affr%C3%A9teur). Le terme chargeur désigne «la personne qui charge des marchandises, le débardeur, le docker, le manutentionnaire», mais aussi «le propriétaire de marchandises à transporter par mer, l'affréteur, l'expéditeur».
Les professionnels des transports sont plus ou moins nombreux selon le mode de transport utilisé et les situations dissemblables.
Les transports aériens sont dominés par de grandes sociétés, d'état ou de statut privé, disposant de filiales, implantées dans de grands aéroports, comme Air France, par exemple. Laquelle, pour la partie fret, déclare sur son site internet http://corporate.airfrance.com/fr/accueil/index.html : «En créant la Joint Cargo Team (JCT) dès 2005, Air France Cargo et KLM Cargo se sont hissées au premier rang mondial des transporteurs de fret aériens (hors intégrateurs), et offrent désormais à leurs clients une offre de services complète et simplifiée, avec un seul interlocuteur comme point d'entrée».
Il en est de même dutransport maritime, pour ce qui concerne les entreprises. Selon le 46ème rapport, de juin 2009 de la Commission des comptes des transports de la Nation, «CMA-CGM, première entreprise française, toujours en expansion. En quelques années, une entreprise française s’est affirmée comme un leader mondial du secteur. En achetant Delmas, la CMA-CGM s'est hissée depuis le 1er janvier 2006 à la place de troisième armateur mondial derrière le danois Maersk et l'italo-suisse MSC. Ses 390 navires porte-conteneurs, dont un tiers en propriété, desservent le trafic conteneurisé de la planète. Ils totalisent une capacité de transport de plus de 1 000 000 EVP (équivalent vingt pieds) et un parc de plus d'un million de conteneurs»
(http://www.statistiques.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/20090902_-_Tome_1_CCTN_cle79871a.pdf
La société Delmas, créée en 1867, est spécialisée sur les les liaisons avec l'Afrique où elle entend «rester l’opérateur de référence sur l’Afrique, en tenant compte du déplacement des marchés traditionnels de l’Europe vers l’Asie et de l’essor des pays anglophones et lusophones en Afrique»
(http://www.delmas.com//upload/PDF/Dossier%20de%20presse
%202009%20FR.pdf).
Selon le rapport précité «la flotte de commerce sous pavillon français compte 213 navires au 1er janvier 2009 (figure S7.3). Le volume commercial de la flotte française à cette même date est de près de 6,0 millions d’unités de jauge brute (+ 0,9 % par rapport à 2008) et sa capacité d’emport à plus de 7,8 millions de tonnes de port en lourd (+ 0,3 %) .....«La flotte française s’avère ainsi de 9,2 ans plus récente que la flotte mondiale (16,1 ans) et de 6,6 ans plus jeune que celle de l’Union européenne (13,5 ans)».
Comme le rapporte l'Association pour le Développement des Ports Français créé en 1917 (ADPF) qui regroupe les principaux acteurs du monde portuaire «Le trafic total de marchandises des ports français métropolitains a été de 384,7 millions de tonnes en 2007 dont :
- 174,4 MT de vracs liquides composés pour l'essentiel (163,2 MT) de produits pétroliers (pétrole brut, gaz, produis raffinés).
- 82,1 MT de vracs solides : charbons, minerais, céréales, tourteaux, clinkers, ciments, agrégats... -
- 127,1 MT de marchandises diverses dont 42,5 MT de conteneurs, 70,8 MT de trafic roulier (camions et autres véhicules chargés en manutention horizontale) et 14,3 MT de marchandises diverses dites « conventionnelles » (ni roulantes ni conteneurisées) : aciers, bois, papiers, pâtes à papier, sucre en sac....(http://www.port.fr/presentation-ports-francais.html).
Le transport routier de marchandises (TRM) est pour sa part constitué d'un nombre d'entreprises, grandes, moyennes et petites, dont certaines ne sont constituées que d'une personne, le chauffeur/transporteur, qui intervient en sous traitance, pour d'autres transporteurs, ou exclusivement pour des sociétés de production et de distribution. Ce que confirme dans son rapport de juin 2009, la Commission des comptes des transports de la Nation, à savoir, que «Le secteur du TRM regroupe plus de 601 000 entreprises et emploie environ 2,84 millions d’actifs dans l’Union européenne (UE), figure S2c.1. Il est constitué de très nombreuses petites entreprises, ce qui explique la part importante des actifs non salariés (près de 20 % des actifs)».
Voyons ce qu'il en est comparativement chez nos voisins immédiats ou proches, en 2006 :
Pays | Nombre entreprises | De plus de 9 employés | Effectif non salarié | Effectif salarié | Total |
Allemagne | 33 985 | 22,3% | 37 869 | 271 625 | 309 494 |
Espagne | 133 912 | 4,5% | 123 143 | 269 942 | 393 085 |
France | 41 592 | 16,9% | 12 442 | 336 514 | 348 956 |
Pays-Bas | 9 370 | 23,1% | 10 000 | 112 950 | 122 950 |
S'agissant destransports fluviaux, le rapport mentionne,que «La flotte fluviale française continue sa modernisation.En 2008, la flotte fluviale françaiseest composée de 1 372 bateaux porteurs français (automoteurs et barges) représentant une capacité de plus de 1,1 million de tonnes de port en lourd. La très légère augmentation du nombre de bateaux sur l’année (+ 0,2 %) est concomitante de celle, beaucoup plus nette, de la capacité totale (+ 5,8 %). La capacité moyenne des unitésfluviales progresse encore plus qu’en 2007, de 5,6 %, pour s’élever à 827 tonnes».Le transport fluvial de marchandises représente en France selon le site des Ministère des Transports770 entreprises et 2400 salariés.
Comme les autres modes de transport, le transport fluvial connaît des passes difficiles et des regains d'intérêt. 21/10/09, dans un article publié sur le site internet http://marches.lefigaro.fr/ du Figaro, on lit notamment «La grande distribution redécouvre les péniches. Casino a acheminé plus de 2 300 conteneurs par voie fluviale cette année. Ce sont les nouveaux canaux de la distribution. Casino participe, avec Ikea, Conforama ou Leroy-Merlin, à la mise au point de gros conteneurs spéciaux pour les péniches. Ils seront capables d’accueillir, comme les camions, des palettes de marchandises, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. L’intérêt des grandes enseignes pour ce projet n’est pas anecdotique. Grâce à ces «grosses boîtes», Casino pourrait ouvrir une ligne régulière entre Pagny, au bord de la Saône, Lyon et Arles, soit un gain de 2 000 poids lourds par an. Ce n’est pas un coup d’essai pour le groupe stéphanois».
Le trafic fluvial est particulièrement développé aux Pays Bas et en Belgique, comme le souligne l'Atlas de l'Insee «Un tiers des volumes du transport fluvial est réalisé dans les ports fluviomaritimes. En 2007, à Rotterdam, le transport fluvial réalise annuellement un trafic de l’ordre de 120 millions de tonnes équivalent à 34% de ses flux maritimes. Anvers enregistre en 2007 un trafic fluvial de 57,2 millions de tonnes (soit 31% de ses tonnages maritimes). Les trafics fluviaux sont plus modestes à Dunkerque avec 1,8 million de tonnes en 2007 (soit 3% des trafics maritimes). À l’instar des trafics maritimes, le fluvial a également réalisé sa «révolution du conteneur». Ainsi, 35% des conteneurs que Rotterdam réexpédie vers son hinterland ou qu’il reçoit sont acheminés par voie d’eau. À Anvers, cette quote-part est de 27%». (http://www.insee.fr/fr/regions/nord-pas-de-calais/default.asp?page=themes/ouvrages/atlas/08_04_reseaux_
ports_fluviaux.htm). Le rôle de l'Escaut est prépondérant dans ce trafic fluvial qui alimente notamment Anvers.
En 2015, le transport fluvial devrait profiter des travaux qui vont enfin relier l'Oise à l'Escaut et permettre d'ouvrir «un large corridor fluvial, pour le fret, entre le Havre, Rouen, Paris, Dunkerque et Amsterdam». (http://www.fluvialnet.
com/murmures-actualites-les-regions-signent-pour-seine-nord/5339).
Les transporteurs du secteur public, comme en France, la SNCF et La Poste, offrent aussi, par l'intermédiaire de leurs filiales, des prestations autres, multisectorielles, comme pour la SNCF, Géodis, un «Opérateur global de la chaîne logistique employant 26 000 collaborateurs et présent dans 120 pays, Geodis est un groupe européen de dimension mondiale. Numéro 4 du secteur en Europe, il est reconnu pour son offre multimétier et multisectorielle, sa capacité à piloter tout ou partie de la supply chain : distribution (messagerie et express), freight forwarding, logistique contractuelle, transport de lots et charges complètes, reverse logistics» (http://www.geodis.fr/).
La Poste, comme le mentionne son site http://www.laposte-export-solutions.com/fr, apporte également différentes solutions, en matière d'études de marchés, de risques pays, de vente, d'expédition, etc. Elle propose, par exemple «d'aborder un marché par le biais d'intermédiaires pour bénéficier d'un réseau existant (circuit de distribution, etc.)» ...«d'organiser «l'ensemble de vos contacts dans le pays que vous avez sélectionné, identifie les meilleures cibles, les approche, présente vos produits et organise vos rendez-vous avec les clients potentiels.Un service «clé en main» pour démarrer efficacement des négociations commerciales dans le pays de votre choix».
Les transports sont parfois multimodaux, c'est à dire des transports d'unité de charge empruntant des modes et moyen de transport différents (maritime, routier, ....) sous couvert d'un seul document de transport et d'un seul contrat de transport.
Autre type de transport : le transport express, qui est assuré, par exemple par la société TNT, qui se décrit comme étant «le numéro 1 en France du service aux entreprises pour le transport express de colis et de documents, et nouvel acteur de la livraison aux particuliers». Sans omettre le transport « taxi » assuré par des véhicules de petit gabarit, pour le transport de petits colis, de pièces de rechange, ....
Les infrastructures et moyens (ports, aéroports, moyens logistiques, de déchargement, de manutention, personnels, liaisons, multimodalité, etc.,) contribuent également fortement à l'emploi ou non de certains modes de transport et de lieux d'acheminement, de chargement, de déchargement. Concurrence oblige, les trafics empruntent des routes et des ports et aéroports, aussi, en fonction des commodités, des capacités et disponibilités des personnels, des coûts, des délais de chargement et de déchargement, d'accomplissement des formalités douanières, etc. La concurrence touche aussi les administrations et les états entre eux, en ce qui concerne, par exemple, ces formalités de dédouanement, les facilités offertes et les procédures en place, les fiscalités portuaires, etc.
Ce sont aussi à l'intérieur des terres des ports fluviaux comme le port autonome de Paris et son agence de Gennevilliers, qui «avec ses 400 hectares dont 52 hectares de plans d'eau et 12 km de quais, réalise un transit annuel de marchandises de 20 millions de tonnes (tous modes confondus : fluvial, maritime, ferroviaire, routier et oléoduc) dont 3,4 millions de tonnes de trafic fluvial. Premier port de l'Ile-de-France, à 5 km de Paris et de la Défense, 20 minutes de Roissy, Gennevilliers bénéficie d'une desserte exceptionnelle: voie fluviale et fluvio-maritime à grand gabarit, ligne fluviale de conteneurs avec le Havre et Rouen, routes, autoroutes, fer, et oléoduc font de ce port la première plate-forme multimodale de la région» (http://www.paris-ports.fr/nous-connaitre/-reseau-ports/agence-portuaire-de-gennevilliers). Ou de Chiang Saen, aux confins de la Thaïlande, de la Birmanie et du Laos, sur le Mékong, qui appréhende des trafics de marchandises provenant de Chine ou s'y rendant.
Ainsi que des centres de tri, comme celui de Leipzig, en Allemagne, le plus grand centre du monde, où DHL, avec ses 350 avions, effectue 1800 tournées par jour. 220 pays et 8 millions de clients sont ainsi desservis, à partir de ce hub, fonctionnant 24 heures sur 24 (Capital, Novembre 2008) en colis et courrier, sans interruption.
Ainsi quedes dessertes, des liaisons routières, fluviales, autoroutières, ferroviaires nécessaires qui prolongent les transports maritimes, aériens, routiers, ferroviaires en acheminant jusqu'à destination les produits importés ou en les y menant, à l'exportation.
En Europe, Rotterdam, qui fut longtemps le premier port mondial, demeure en tête des ports européens, devant ces principaux ports de l'Union européenne, classés par pays :
France | Pays Bas | Allemagne | Espagne | Norvège | Belgique | Grande Bretagne | Italie |
Marseille Le Havre Dunkerque | Rotterdam Amsterdam | Hambourg Bremen & Bremerhaven Wilhelmshaven | Algésiras Valencia | Bergen | Anvers | Grimsby & Immingham Tees & Hartlepool Londres Southampton | Tarente Gênes |
Les ports du Nord, Rotterdam, Anvers et Hambourg occupent les premières places d'un classement, qui varie peu, les positions de ces mastodontes logistiques étant plus ou moins définitivement acquises.
Depuis l'ouverture de la Chine au commerce international, Rotterdam, devancé par Shanghai et Singapour, occupe la troisième place devant 5 ports chinois, Ningbo, Guangzhou, Tianjin, Hong-Kong et Qingdao, et devant Pusan (Corée du Sud) et Nagoya (Japon) (http://fr.wikipedia.org/wiki/Plus_grands_ports_mondiaux).
Dans le domaine du fret aérien, en France , la société Aéroports de Paris occupe une place importante avec ses aéroports de Roissy, d'Orly et du Bourget. Comme mentionné dans son rapport annuel 2008 «Avec 2,39 millions de tonnes de fret traitées en 2008, Aéroports de Parisest le 6e aéroport mondial et le 1er aéroport européen. Les principauxconcurrents en Europe sont Francfort (7e aéroport mondial avec 2,1 millions de tonnes) et Amsterdam (14e aéroport mondial avec 1,6 millions de tonnes) qui en ont fait un axe important de leur stratégie de développement. Emirates cherche enfin à monter en puissance à partir deson hub de Dubaï (11e aéroport mondial avec 1,8 millions de tonnes) ».
Pour cette société «Le fret est une activité fortement complémentaire du transport aérien de passagers car elle permet de mieux utiliser les infrastructures aéronautiques tout au long de la journée, les compagnies cargo n’ayant pas les mêmes contraintes d’horaires que les compagnies de passagers. Le fret aérien s’organise autour de vols tout cargo et de vols mixtes (il est alors transporté dans la soute des avions passagers). Environ la moitié du fret aérien voyage dans les soutes des vols passagers. Selon IATA, le fret aérien représente environ 10 % des revenus de l’industrie du transport aérien et35 % de la valeur des biens transportés à l’international ».
Memphis,Tokyo, Hong Kong, New York, Paris, Shanghaï, Los Angeles, Londres, Francfort, Singapour sont les principaux aéroports de fret empruntés notamment par les grandes compagnies aériennes que sont Koréan Air, Lufthansa Cargo, Singapore Airlines Cargo, Cathay Pacific Airways, Fédéral Express, China Airlines, Air France Cargo, Cargolux, Eva Air, Emirates, Brithish Airways Worl Cargo, KLM.
Deux documents disponibles aux adresses internet suivantes http://www.dgac.fr/html/publicat/note_dast/dast_n2.pdf ethttp://www.docstoc.com/docs/11245676/DispPdf_4_, renseigneront davantage les opérateurs intéressés par le transport aérien, son fonctionnement, ses particularités et ses avantages.
Revenons sur le conteneur dont le principe a été inventé comme précisé sur le sitehttp://fr.wikipedia.org/, en 1956 par Malcolm Mac Lean, un transporteur routier américain. Le conteneur présente l'avantage d'éviter des ruptures de charge, de manutention des colis, quelque soit le moyen de transport utilisé. Le transport peut donc être effectué scellé du départ jusqu'à destination, en toute sécurité. Transportés par des jumbos des mers, jusqu'à 470 mètres de long, d'une capacité de 15000 «boites», ce mode et ce moyen de transport plus sécurisant a fortement favorisé les échanges internationaux Asie/Europe/Etats Unis, notamment et le transport maritime. Un mode de transport maritime, mondialisation oblige, qui représente environ 90% des transports internationaux, tous moyens confondus (vraquier, conteneur, cargo, citerne).
Le régime douanier des conteneursà l'import-export, comme celui des emballages et des moyens de transport en général, est précisé notamment au bulletin officiel des douanes (bod)6663 du30 janvier 2006, qui renvoie aux convention de Paris, d'Istanbul, au Code des douanes communautaire.Ce bod définit plus précisément la nature et les conditions d'application du régime d'admission temporaire concernant ces moyens de transport, conteneurs et emballages, des moyens qui ont vocation à circuler à l'international, au delà des frontières. Les principes généraux sont les suivants :
« Le moyen de transport à usage commercial est considéré comme présenté en douane et, en l'absence d'intervention de la douane, la déclaration pour son placement sous le régime de l'admission temporaire acceptée et la mainlevée octroyée lors du franchissement de la frontière ( articles 232.b, 233.b et 234 DAC).
Les moyens de transport effectuant des transports internationaux (qui commencent ou se terminent en dehors du territoire douanier de la Communauté) bénéficient de l'exonération totale de droits attachée au régime.
Les moyens de transport effectuant des trafics internes bénéficient de la même exonération à condition que la réglementation en matière de transports l’autorise (article 558.1.c DAC) dans le cadre de conventions internationales ou à titre ponctuel.
Remarque : Les marchandises transportées peuvent être communautaires et les voyageurs transportés résidents communautaires. »
Quant aux conteneurs des pays tiers, leur «placement sous le régime de l'admission temporaire est accordé, sans formalité etsans mise en place d'une garantie, à condition qu’ils portent, en un endroit approprié et bien visible, les indications suivantes :
- l'identité du propriétaire ou de l’exploitant, par l'indication de son nom ou d'une identification consacréepar l'usage, à l'exclusion des symboles tels qu'emblèmes ou drapeaux ;
- les marques et numéros d’identification du conteneur adoptés par le propriétaire ou l'exploitant ; la tare du conteneur y compris tous les équipements fixés à demeure. Ces indications ne sont pas exigées dans le cas du marquage des caisses mobiles utilisées dans le transport combiné rail-route ;
- le pays de rattachement (sauf pour les conteneurs utilisés en transport aérien) indiqué soit au moyen du code de pays ISO alpha-2 prévu dans les normes internationales ISO 3166 ou 6346, soit au moyen du signe distinctif utilisé pour indiquer le pays d'immatriculation des véhicules automobiles en circulation routière internationale, soit, dans le cas de caisses mobiles utilisées dans le transport combiné rail-route, par des chiffres ».
Les conditions de suivi, de traçabilité (tenue de comptabilité matière, engagement non cautionné, etc.),d'utilisation en régime intérieur (possibilité, interdiction, restriction, limitation), des moyens de transport, des conteneurs et emballages, d'un point à un autre du territoire de l'Union européenne, sont également définies dans ce bod et dans les conventions concernées.
Pour plus d'informations sur les différents aspects du transport maritime, l'exportateur pourra se rendre sur le site, par exemple de la CMA-CGM, http://www.cma-cgm.com/fr/,qui propose à ses clients «Avec ses 150 grandes routes maritimes, ses 403 ports d'escales dans 150 pays, des dessertes partout dans le monde » et un service global «au travers de ses filiales toute la palette de services complémentaires au transport :Des services d'acheminement avec : Ses filiales Delmas, ANL, MacAndrews et OT Africa Line ; Des flottes de navires et de conteneurs complètes ; Des solutions pour les chargements dangereux.» ainsi que «Des services multimodaux :Transport ferroviaire, fluvial et routier, Des services diversifiés comme la gestion de parcs de conteneurs, des solutions logistiques clé ; en main ou des services en réponse à des transports spécialisés». Ainsi que sur celui des armateurs de Francehttp://www.armateursdefrance.org/.
Les exportateurs, comme les commerciaux, ne doivent pas négliger cet aspect de la vente, qu'est le transport, qui intervient dans un domaine très concurrentiel, surtout dans le transport routier, et à risques, comme en témoigne cet extrait d'un article sur la piraterie maritime paru sur le site du quotidien Ouest-France http://www.ouest-france.fr/.
«La piraterie touche d'abord les armateurs, dont les primes d'assurance ont décuplé... En bout de chaîne, le consommateur trinque, car la piraterie pèse sur les cours : 7 % du pétrole mondial transitent par le golfe d'Aden. Certains experts avancent le risque terroriste : les bandes de pirates seraient de plus en plus imbriquées avec la milice islamiste Chabaab, qui contrôle 70 % de la Somalie, et serait liée à Al-Qaida.».
Les contraintes, les risques multiples et variés économiques et physiques que les transports comportent, pour les expéditeurs, les transporteurs, les chauffeurs routiers, les membres des équipages des bateaux, des avions,bien que couverts par des assurances, peuvent être dramatiques pour ces personnels (perte de vie humaine, d'emploi) et pour une entreprise (rupture de production, perte de marché). Ces risques et ces faits, moins médiatisés, touchent également les transports routiers, comme en témoigne le communiqué de presse du 03 avril 2009, de l'Union internationale des Transports Routiers (IRU) diffusé sur son site internet http://www.iru.org, qui mentionne, que :
«l'assemblée générale «a adopté aujourd’hui à l’unanimité une Résolution sur les aires de stationnement des véhicules commerciaux ciblées par les pirates et les acteurs du crime international organisé pour remédier à la situation dramatique dénoncée par l’étude de terrain menée conjointement par l’IRU et le Forum international des transports (FIT) sur les agressions contre les conducteurs de poids-lourds internationaux. En effet, l’enquête effectuée auprès de 2500 conducteurs dans 31 pays a révélé qu’un conducteur sur six a été victime d’au moins une agression par des pirates ou par les acteurs du crime international organisé, et que plus de 60% de celles-ci avaient eu lieu la nuit dans des aires de stationnement et de services non sécurisées. Outre le fait qu’elles entraînent à la fois de graves souffrances humaines (21% des conducteurs sont agressés physiquement), les coûts directs liés à ces agressions ont été estimés à 7 milliards d’euros pour une période de cinq ans.».
La fiscalité des transports est relativement diversifiée et distincte de la fiscalité des marchandises transportées. Prenons en exemple un transport routier de marchandises originaires des Etats Unis transférées dans l'Union européenne d'un entrepôt sous douane dans un autre entrepôt également sous douane. Il s'agira d'un transport intérieur assujetti aux règles de transport communautaires internes et à une fiscalité de même nature tandis que les marchandises resteront «sous douane», y compris durant le transport réalisé sous le régime du transit, c'est à dire durant leurs séjours en entrepôt, en exonération des droits et taxes éventuellement applicables à l'importation.
La fiscalité est par ailleurs propre à chaque mode de transport. En règle générale, les transports sont soumis à la TVA, aux taxes diverses «écologiques», aux taxes sur les moyens de transport (taxe spéciale sur les véhicules routiers, dite taxe à l'essieu, par exemple). Les carburants sont pour leur part taxables à la TVA, à la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), notamment. En principe, des franchises sont applicables aux carburants contenus dans les réservoirsdes véhicules à l'entrée dans le pays d'importation. La fiscalité routière est présentée dans un document intitulé La fiscalité du transport routier de marchandise, publié en mars 2009 par la Direction générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer. Des dégrèvements, des régimes particuliers sont aussi octroyés aux activités de transport. Pour toute information complémentaire, il convient de consulter le site des douaneshttp://www.douane.gouv.fr/.
Les transports et marchandises sont également soumises à des fiscalités locales, parafiscales, comme par exemple, en application des article R211-1 du Code des ports maritimes au droit de port qui comprend la taxe sur le navire et, le cas échéant, une taxe de stationnement, une taxe sur les marchandises embarquées ou débarquées. Ce droit de port applicable aux navires de commerce est perçu tant à l'entrée qu'à la sortie, lors de chaque escale des navires de commerce de toute nationalité, dans les ports de France métropolitaine (Article R212-1). Le site des douanes mentionne que les navires de commerce sont également soumis à des redevances sur les déchets d’exploitation des navires, calculée, soit sur le volume du navire, soit sur une base forfaitaire (http://www.douane.gouv.fr/page.asp?id).=377#0
Les droits et taxes portuaires et aéroportuaires qui servent à financer le fonctionnement des ports et aéroports, les investissements en infrastructures, sécuritaires, environnementales ne doivent pas être confondus avec la fiscalité d'Etat proprement dite. Ces fiscalités directes, indirectes et parafiscales sont bien évidemment différentes selon les pays d'importation, les ports, aéroports et autres voies empruntés. Ces droits de ports, redevances et taxes parafiscales entrent pour certains dans la base d'imposition aux droits de douane d'importation et/ou à la TVA.
S'agissant de la TVA applicable aux transports de marchandises intra et extracommunautaires, il convient de se reporter au site des douaneswww.douane.gouv.fr, à la rubrique Espace professionnel, Taxe sur les transports, La TVA relative aux transports de marchandises et de voyageurs et au bulletin officiel des douanes6616du4 février 2005. Sachant que ces dispositions renvoient au code général des impôts et plus particulièrement aux articles 256 à 298. Ainsi qu'à la Directive n°2008/8/CE du 12 février 2008 (JOEU du 20 février 2008), qui apporte des modifications, au 1er janvier 2010, qui ont été signalées sur le sitehttp://pme.service-public.fr/ et sur le portail des douaneshttps://pro.douane.
gouv.fr/.
Le principe veut que l'on ne taxe pas les transports et les prestations export, à titre général, ces prestations étant taxées dans le pays d'importation. Quand ils ne sont pas inclus dans le prix de vente (prix départ), il y sont ajoutés. Ces principes souffrant d'exceptions ou étant appliqués différemment, il convient en toute hypothèse de se reporter aux textes en vigueur, dans chaque cadre d'échanges (intra ou extracommunautaire), et selon le pays de destination, pour gérer en amont ces dispositions.
Au plan comptable, les activités de transport et logistique apparaissent dans les comptes de charges ou de produits Transport sur achat ou Transport sur vente et chez les transporteurs, dans les résultats, comme suit :
Exercice N | ||||||
France | Exports et livraisons intracommunautaires | Total | ||||
Produits d'exploitation | ||||||
Ventes de marchandises | FA |
| FB |
| FC |
|
Ventes de produits finis | FD |
| FE |
| FF |
|
Travaux et prestations de services | FG | 9 300 801 | FH | 342 541 320 | FI | 351 84 2 121 |
Chiffres d'affaires net | FJ | 9 300 801 | FK | 342 541 320 | FL | 351 842 121 |
Production stockée | FM |
| ||||
Production immobilisée | FN |
| ||||
Subvention d'exploitation | FO |
| ||||
Reprises sur amortissements et provisions, transfert de charges* (9) | FP | 1 211 826 | ||||
Autres produits (1) 11 | FQ | 700 402 | ||||
Total des produits d'exploitation (2) (I) | FR | 353 754 349 | ||||
Pour les importateurs et exportateur, ces opérations constituent des prestations de services complémentaires des opérations d'import-export et chez les transporteurs des prestations de service vendues représentatives de leurs activités.
De nombreux sites internet publics et privés dédiés aux transports peuvent renseigner en toute hypothèse sur tous les sujets (réglementaires, professionnels, commerciaux, actualités,...) les exportateurs, à savoir par exemple http://www.uncitral.org/uncitral/fr/index.html, de L'Organisation des Nations Unies sur le droit commercial international (CNUDCI), http://www.imo.org/, de l'Organisation maritime internationale (OMI), http://www.vnf.fr/, des Voies navigables de France, http://ec.Europa.eu/transport/index_en.htm, de la Commission européenne, http://www. Ecrire un commentaire
Les transports internationaux
Le transport international, ce sont avant tout, ne l'oublions pas, des voies naturelles qu'empruntent les moyens de transport : la mer, les fleuves et rivières,le ciel, les espaces terrestres qui le favorisent, comme les vallées. Ainsi que des moyens de communication et des voies créées par l'homme : des canaux (Suez et Panama), des tunnels, des ponts, des autoroutes, des routes, des voies ferrées, des voies mythiques pour certaines (la route de la soie).
Le transport international proprement ditse définit comme l'acheminement des marchandises par mer, terre, air, voie fluviale, fer, gazoduc, oléoduc, par la poste, d'un point à un autre au delà d'une ou plusieurs frontières d'états, et la livraison chez le destinataire dans les conditions prévues contractuellement. Le transport, ce sont aussi et surtout des délais qu'il faut respecter, sous peine de sanctions, la perte de marché, par exemple.
Les transport sont «administrés» par les ministères d'état, des transports, les directions générales (Ladirection générale des infrastructures, des transports et de la mer),de l'Union européenne (La Direction générale de l'énergie et des transports de la Commission), et les organisations, associations, syndicats, fédérations représentatives, comme, par exemple l'Association internationale dutransport aérien (IATA), qui se présente sur son site internethttp://www.iata.org/about/, comme «un organisme de commerce international, créé il y a 60 ans par un groupe de compagnies aériennes. Aujourd'hui, l'IATA représente quelque 230 compagnies aériennes comprenant 93% du trafic aérien régulier international. L'organisation représente, dirige et sert l'industrie du transport aérien en général». Ou comme l'Union internationale dutransport routier (IRU), qui «à travers ses associations nationales, représente l'ensemble du monde du transport routier échelle de l'industrie. Il parle pour les opérateurs d'autocars, de taxis et de camions, de grandes flottes de transport au chauffeur-propriétaires. Dans toutes les instances internationales qui prennent des décisions affectant le transport routier, l'IRU se fait l'avocat de l'industrie. En travaillant pour les normes professionnelles les plus élevées, l'IRU améliore les performances de sécurité et les performances environnementales du transport routier et assure la mobilité des personnes et des biens» (http://www.iru.org/index/en_index).
En matière maritime, l'Organisation maritime internationale (OMI) créée à Genève en 1948 a pour «tâche principale de développer et maintenir un cadre réglementaire complet pour l'expédition et aujourd'hui son champ d'activité inclut la sécurité, les préoccupations environnementales, les questions juridiques, la coopération technique, la sûreté maritime et l'efficacité de l'expédition» (http://www.imo.org/).
L'Organisation intergouvernementale pour les transports internationaux ferroviaires (OTIF), ex. Office central des transports internationaux par chemins de fer, créé en 1893 a, quant à elle, pour «tâches essentielles le développement du droit de transport ferroviaire dans les domaines suivants :
1 - contrats de transport en trafic international des voyageurs et marchandises (CIV et CIM), transport de marchandises dangereuses (RID), contrats d’utilisation de véhicules (CUV), contrat d’utilisation de l’infrastructure ferroviaire (CUI), validation de normes techniques et adoption de prescriptions techniques uniformes applicables au matériel ferroviaire (APTU), procédure d’admission technique de véhicules ferroviaires et d’autre matériel ferroviaire utilisé en trafic international (ATMF) ;
2. élargissement du champ d’application de la COTIF afin de rendre possible, à long terme, des transports ferroviaires directs de l’Atlantique au Pacifique sous un régime de droit uniforme ;
3. préparation de l’entrée en vigueur du Protocole de Luxembourg (Registre de garanties internationales portant sur le matériel roulant ferroviaire, Secrétariat de l’Autorité de surveillance) ;
4. élimination des entraves au franchissement des frontières en trafic international ferroviaire ;
5.participation à l’élaboration d’autres conventions internationales relatives au transport ferroviaire dans le cadre de la CEE/ONU et d’autres organisations internationales» (http://www.otif.org/ (OTIF).
A l'international,les règles du transport de marchandises sont fixées principalement par des conventions.
-Convention internationale pour l’unification de certaines règles en matière de connaissement, signée à Bruxelles, le 25 août 1924 (transports maritimes) ;
La loi n°66-420 du 18 juin 1966 sur les contrats d’affrètement et de transport maritimes-Code des ports maritimes définit les relations fréteur et affréteur.
- Convention CMR de Genève du 19 mai 1956 (transports routiers) ;
-Convention pour l’unification de certaines règles relatives au Transport aérien international, signée le 12 octobre 1929 à Varsovie (transports aériens) ;
- Convention relative aux transports internationaux ferroviaires (COTIF) signée à Berne le 9 mai 1980 (transports ferroviaires) ;
-Convention de Budapest relative au contrat de transport de marchandises en navigation intérieure (CMNI)*adoptée par la Conférence diplomatique organisée conjointement par la CCNR, la Commission du Danube et la CEE-ONU qui s’est tenue à Budapest du 25 septembre au 3 octobre 2000 (transport fluvial). Lanavigation fluvialen'est pas régie par un organisme international mondial mais par des unions (l'Union européenne), les états, des accords bilatéraux.Ce quesouligne le rapport de laCommission des affaires étrangères, portant sur la conventionCMNI, du député François Loncle, du 6 février 2007 «Le transport fluvial est le seul mode de transport international non encore régi par un instrument international unifié» ....«La convention de Budapest relative au contrat de transport internationalde marchandise par voie de navigation intérieure – dont la ratification a été approuvée par le Sénat, le 11 janvier dernier – vise à combler ce vide juridique, préjudiciable au développement du transport fluvial. En instaurant un régime des contrats de transports internationaux, elle devrait permettre à la France et à ses entreprises de navigation fluviale de participer pleinement au développement de ce mode de transport à l’échelle européenne».
Des textes communautaires déterminent également les règles de transport dans l'Union européenne, comme, par exemple le Règlement n°2919/85 du Conseil du 17 octobre 1985 portant fixation des conditions d’accès au régime réservé par la convention révisée pour la navigation du Rhin aux bateaux appartenant à la navigation du Rhin ; le Règlement (CE) n° 1100/2008 du Parlement européen et du Conseil du 22 octobre 2008 concernant l’élimination de contrôles aux frontières des États membres dans le domaine des transports par route et par voies navigables(version codifiée) ; la Directive 87/540/CEE du Conseil du 9 novembre 1987 relative à l’accès à la profession de transporteur de marchandises par voie navigable dans le domaine des transports nationaux et visant à la reconnaissance mutuelle des diplômes, certificats et autres titres concernant cette profession.
Ces conventions sont amendées, modifiées, modernisées, comme l'a été le 11 décembre 2008 la convention des transports maritimes, par la «Convention des Nations Unies sur le contrat de transport international de marchandises effectué entièrement ou partiellement par mer», dite désormais les Règles de Rotterdam, publiée le 2 janvier 2009. Une résolution qui souligne, entres autres considérants, que «le régime juridique actuel du transport international de marchandises par mer manque d’homogénéité et ne prend pas suffisamment en compte les pratiques de transport modernes, notamment la conteneurisation, le transport de porte à porte et l’utilisation de documents de transport électroniques». Cette convention a été signée par la France le mercredi 23 septembre 2009.
Cette convention, comme toutes les conventions en général, définit entre autres termes, ce que sont :
- des contrats de transports : le terme « contrat de transport désigne le contrat par lequel un transporteur s’engage, moyennant paiement d’un fret, à déplacer des marchandises d’un lieu à un autre. Le contrat prévoit le transport par mer et peut prévoir, en outre, le transport par d’autres modes. Le terme « contrat de volume » désigne le contrat de transport qui prévoit le déplacement d’une quantité déterminée de marchandises en plusieurs expéditions pendant une durée convenue. La quantité peut être exprimée sous la forme d’un minimum, d’un maximum ou d’une fourchette.Le terme « transport de ligne régulière » désigne le service de transport qui est proposé par voie de publicité ou par des moyens similaires et qui est effectué par des navires assurant une liaison régulière entre des ports déterminés suivant un calendrier de départs accessible au public. Le terme « transport autre que de ligne régulière » désigne tout transport qui n’est pas un transport de ligne régulière ;
- des transporteurs : le terme « transporteur » désigne la personne qui conclut un contrat de transport avec le chargeur ;
- les termes « chargeur »,« chargeur documentaire », « porteur », «document de transport», «document électronique de transport », «document de transport non négociable», «communication électronique », etc.
Elle précise pour chacune des parties les conditions d'application, les obligations, les droits, les responsabilités et décharges, les données du contrat, les conditions de transfert des marchandises, des documents,les droits de contrôle, les possibilités de réserve, d'arbitrage en cas de litige,etc.
Des textes définissent également lesconditions d'exercice professionnelles de transporteur. Nul ne peut exercer la profession de transporteur librement sans être titulaire des certificats, licences d'exploitation, autorisations exigées. Le Règlement CE 1008/2008 du Parlement européen et du Conseil du 24 septembre 2008 établit par exemple les règles communes pour l'exploitation de services aériens dans la Communauté.
En matière detransport routier, comme le mentionne le site internet du Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer «Les conditions d’accès à la profession sont définies au niveau européen par la directive du 29 avril 1996 modifiée par celle du 1er octobre 1998. Au niveau national, le décret n° 99-752 du 30 août 1999 est le texte de base. Il porte sur l’accès à la profession, l’accès au marché et les sanctions administratives et pénales. Pour pouvoir exercer son activité, une entreprise de transport routier de marchandises ou de location de véhicules industriels avec conducteur destinés au transport de marchandises doit être inscrite au registre des transporteurs et des loueurs tenu par le préfet de la région dans laquelle est situé le siège de l’entreprise. L’inscription est soumise au respect de trois conditions : l’honorabilité professionnelle, la capacité professionnelle et la capacité financière. Ces conditions doivent être satisfaites pendant toute la durée de la vie de l’entreprise».
Des règles spécifiques définissent plus précisément certaines dispositions, comme le Règlement CEE 3118/93 du Conseil du 25 octobre 1993 modifié, qui fixe «les conditions de l’admission de transporteurs non-résidents aux transports nationaux de marchandises par route dans un Etat membre» et la Directive 2006/1/CE du parlement européen et du Conseil du 18 janvier 2006 les conditions d'utilisation «de véhicules loués sans chauffeur dans le transport de marchandises par route».
Toute exploitation de moyen de transport intègre des règles de droit du travail, relatives à la sécurité et à l'environnement ; elles sont définies au niveau international et/ou communautaire et national. Des règles, qui ne sont pas toujours respectées et qui font la une de la presse, l'objet de reportages radio et télévisés, de procès, quand surviennent notamment, des catastrophes écologiques.
Pour y remédier, des dispositions nouvelles ont été prises, comme, par exemple, celles qui déterminent les conditions relatifs aux pavillons, dits de complaisance, aux inspections, etc., à l'origine souvent de ces catastrophes. Des dispositions nouvelles ou qui modifient les dispositions anciennes ont fait l'objet de la directive 2009/21/CE du Parlement européen et du Conseil du23 avril 2009 concernant le respect des obligations des États dupavillon, qui prévoit notamment en son article 4.1 les «Conditions à satisfaire pour autoriser l’exploitation d’un navire ayant obtenu le droit de battre le pavillon d’un État membre - 1. Avant d’autoriser l’exploitation d’un navire ayant obtenu le droit de battre son pavillon, l’État membre concerné prend les mesures qu’il juge appropriées pour s’assurer que le navire en question satisfait aux règles et aux réglementations internationales applicables. En particulier, il vérifie, par tous les moyens raisonnables, les antécédents du navire en matière de sécurité. Il consulte, si nécessaire, l’État du pavillon précédent afin d’établir si des anomalies ou des problèmes de sécurité relevés par celui ci doivent encore être réglés».
Cette directive prévoit également un audit de suivi du fonctionnement des autorités de tutelle : «Procédure d’audit de l’État du pavillon - Les États membres prennent les mesures nécessaires pour que leur administration soit soumise à un audit de l’OMI au moins une fois tous les sept ans, sous réserve d’une réponse positive de l’OMI à la demande introduite en temps voulu par l’État membre concerné, et publient les conclusions de l’audit conformément à la législation nationale pertinente en matière de confidentialité».
Ces textes sont disponibles sur les sites internet de la Commission européenne http://ec.europa.eu/transport/index
_en.htm et de l'OMI http://www.imo.org/.
Lesdocuments de transport de marchandises utiliséssont déterminés précisément par les conventions : la lettre de voiture internationale (CMR), pour le transport routier, le connaissement ou Bill off Lading (B/L) pour le maritime, la lettre de transport aérien ou Air Waybill (AWB) pour l'aérien, la lettre de voiture (CIM), pour le transport ferroviaire. Le terme de voiture, quelque peu désuet, désigne le transport et les voituriers, les transporteurs.
Des documents, qui :
- attestent de la prise en charge des marchandises ;
- constituent la preuve du contrat de transport et un titre de propriété de la marchandise qui, dans certains échanges (les matières premières acheminée par mer, par exemple) peut être revendue en cours de transport ;
- sont produits dans le cadre du crédit documentaire et à l'appui des déclarations en douane ;
- déterminent les responsabilités de chacun (expéditeur, transporteur, manutentionnaire, destinataire). Sous réserve des causes d'exonération et de la détermination au cas par cas des incidents survenus (marchandises non livrées, détériorées, etc.).
Lors des transports, d'autres documents « de bord » sont par ailleurs exigés. Les conducteurs routiers, par exemple, doivent également disposer et présenter à toute demande de services de contrôle :
- les licences d'exploitation du moyen de transport : nationale ou communautaire, autorisations, pour les transports vers les pays tiers : autorisation CEMT, autorisation bilatérale. Ces autorisations peuvent être au voyage ou annuelles, et de transit pour traverser les pays signataires. Les pays membres et les autorisations délivrées par pays sont mentionnés sur le site du Forum International des Transports (FIT) qui se décrit comme étant «Une plateforme mondiale pour les Ministres des transports, l'industrie et la société civile, Une réponse globale aux défis du transport. Issu de la transformation de la Conférence Européenne des Ministres des Transports, le Forum International des Transports est une institution intergouvernementale appartenant à la famille OCDE. Ses membres sont tous les pays de l'OCDE, ainsi que de nombreux pays d'Europe centrale et orientale, auxquels s'est joint l'Inde. De plus, la Chine et le Brésil ont aussi été invités à participer au Forum. L'engagement de plus de 50 Ministres des transports assure des liens directs et une forte pertinence vis-à-vis de la prise de décision politique tant au niveau national qu'international». (http://www.internationaltransportforum.org/about/aboutintrofr.html) ;
- les documents relatifs au véhicule routier : carte grise, assurance, certificat de contrôle, certificat de jaugeage, pour les citernes, documents exigés pour le transport des matières dangereuses, etc.;
- les documents concernant le conducteur : permis de conduire, pièce d'identité.
De nouvelles normes en matière de pollution, de sécurité sont également applicables (et de nouveaux documents exigés), comme le soulignent le FIT et l'IRU dans un manuel d'utilisation intitulé Contingent multilatéral CEMT : «En introduisant des normes sur les émissions sonores et polluantes pour les camions «verts», et même des normes plus strictes quant aux émissions polluantes et des exigences de sécurité pour les camions "plus verts et sûrs", puis pour des camions «EURO III sûrs», «EURO IV sûrs» et récemment pour des camions «EURO V sûrs», le contingent multilatéral incite aussi à l’utilisation de véhicules favorisant la sécurité routière, respectueux de l’environnement. Il contribue ainsi à assurer la mobilité durable».
Certaines catégories de transports sont dispensées de produire des autorisations, afin «de faciliter les transports internationaux et d’obtenir une meilleure utilisation des véhicules », comme par exemple «Les transports de marchandises par des véhicules dont le Poids Total Autorisé en Charge (PTAC), y compris celui des remorques, ne dépasse pas 6 tonnes ou dont la charge utile autorisée, y compris celle des remorques, ne dépasse pas 3.5 tonnes1»
(http://www.internationaltransportforum.org/Pub/pdf/08MQguide.pdf).
Ce manuel prévoit également l'utilisation d'un carnet de route, qui «permet de recueillir les informations sur l'exécution des transports par ordre chronologique des divers trajets parcourus par un véhicule en charge et à vide. Ces informations sont destinées au contrôle de l'utilisation des autorisations».
Pour les transports dans des pays non membres, d'autres autorisations sont nécessaires, disponibles en principe auprès des ambassades de ces pays.
Les transports sont effectués sous différents statuts : en compte propre (les moyens de transport appartiennent aux propriétaires des marchandises), pour compte d'autrui (par des transporteurs publics), ou en location (les moyens de transport sont affrétés), pour un voyage, une période, un tonnage donné.
S'agissant du choix des moyens de transports utilisés pour transporter les marchandises importées ou exportées, ils relèvent en principe de la responsabilité du vendeur ou de l'acheteur, selon le cas, des spécifications du contrat de vente et des incoterms (vente départ usine, rendu à bord du bateau, rendu port de déchargement, ou à destination). Ceci est donc négocié et déterminé en amont.
Les avantages et inconvénients des modes de transport (bateau, avion, camion, train, péniche, conteneurs) et des voies empruntées (mer, terre, air, fer, fluvial)sont appréhendés selon les critères généraux et spécifiques suivants: nature de la marchandise, poids, volume, coûts, distances parcourues, itinéraires, risques encourus, normes applicables,..... et des délais d'acheminement d'un point à un autre de la planète. Et finalement du besoin, urgent ou non, des marchandises.
Au titre des avantages, prenons en exemple le transport fluvial. Comme le souligne le rapport du député François Loncle «Le transport fluvial est, tout d’abord, un des modes de transport les plus sûrs avec, à titre d’illustration, un nombre d’accidents mortels voisin de zéro aux Pays-Bas, pays qui dispose de la plus forte densité de voies navigables d’Europe. Il représente également le mode de transport terrestre le plus respectueux de l’environnement, avec des coûts externes estimés aujourd’hui à 10 euros par 1.000 tonnes – kilomètres contre 35 euros pour la route et 15 euros pour le rail. D’après la Commission européenne (1), si les cargaisons transportées par voie navigable étaient acheminées par la route, les émissions dans l’air, en Europe, augmenteraient d’au moins 10 %». Pour l'importateur/exportateur, il s'agira aussi de gérer, les problèmes d'acheminement sur les lieux de destination, de continuité du transport, les délais de transport, plus longs, etc.
Chaque moyen et mode de transport offre ses avantages et se distingue des autres : l'aérien transporte davantage de produits de valeur que de volume, acheminés plus rapidement, sur de grandes distances. Le routier livre les marchandises de porte à porte, sur de plus courtes distances, dans des délais relativement courts. Le transport express et la poste livrent à domicile, rapidement. Le maritime, comme l'aérien, transporte des marchandises sur de longues distances, en plus grand volume, mais moins rapidement. Le fluvial, comme nous l'avons vu, est moins utilisé, malgré ses atouts, qui, par ces temps de développement durable, sont à nouveau mis en avant.
Lesmoyens de transport employés se différencient pareillement selon qu'il s'agit de transports «secs» :Porte conteneurs, vraquiers, réfrigérés, Roll on/roll off (navire aménagés permettant aux véhicules d'entrer et de sortir) ou «liquides» : pétroliers, transports du gaz, produits chimiques, produits laitiers, etc. Certains choix ne sont donc que relatifs, compte tenu de la nature des marchandises transportées, des exigences sécuritaires et normatives.
Les envois peuvent être complets ou partiels, uniques (un seul transport), échelonnés (contrat de longue durée, en plusieurs livraisons), réguliers (ligne maritime, aérienne), ne concerner que des marchandises identiques, à destination d'un ou de plusieurs points de livraisons, groupés (livraisons de marchandises différentes, provenant de chargeurs différents, sur des lieux multiples).
Les transports se conçoivent souvent marchandises emballées. Les emballages utilisés répondent aux critères habituellement retenus : le coût, la nature des marchandises, l'encombrement et la fragilité des marchandises, les exigences techniques, de conservation, les délais de livraison, l'itinéraire emprunté, les risques potentiels de transport, notamment. Ils assurent différentes fonctions : facilité de transport, de manutention, protection physique, contre le vol, atmosphérique. Ces emballages secondaires, non immédiats en principe avec les marchandises, se présentent généralement sous la forme de palettes, de cartons, de fûts, de conteneurs. Identifiables par un numéro de série, une marque, ...ils sont revêtus d'étiquettes, de tampons, de codes barres, de signes distinctifs identifiant les marchandises, les colis. Leurs dimensions, leurs configurations sont adaptées aux capacités des modes de transport utilisés pour optimiser le chargement, éviter tout espace vide. Ils répondent à des normes ISO, à des certifications, et doivent garantir en toute hypothèse le bon déroulement du transport jusqu'à destination.
Les emballages sont la propriété des expéditeurs ou des transporteurs, ou sont loués. Consignés ou non, ils sont récupérables ou ne servent qu'une fois et sont détruits après utilisation. Ils suivent un régime douanier différent des produits, comme nous le verrons ci-dessous.
Les prix de transportsont fixés et négociés en fonction des marchandises transportées, des poids et volumes, des distances parcourues, etc. Les coûts des transports pour compte d'autrui, pour compte propre, et les prix sont déterminés dans les conditions habituelles, à partir des coûts de revient, des charges diverses et multiples, des coûts de personnel, de la concurrence (autres transporteurs, autres modes de transport), des stratégies commerciales. Les conventions ne fixent pas les prix proprement dits. Dans la convention sur le transport maritime, par exemple, aucune information y relative n'y figure, si ce n'est celle définissant le «fret», un terme qui «désigne la rémunération due au transporteur en contrepartie du déplacement de marchandises en vertu d’un contrat de transport».
La Directive 96/75/CE du conseil du 19 novembre 1996 «concernant les modalités d'affrètement et de formation des prix dans le domaine des transports nationaux et internationaux de marchandises par voie navigable dans la Communauté» énonce dans son article 2, que «Dans le domaine des transports nationaux et internationaux de marchandises par voie navigable dans la Communauté, les contrats sont librement conclus entre les parties concernées et les prix librement négociés ».
Le site internet http://www.interex.fr/, précise toutefois, que, pour les transports aériens «Le tarif IATA, en principe obligatoire, peut faire l'objet de réductions suivant le volume. C'est un tarif par tranche de poids, rapidement dégressif, qui change d'un pays à un autre et un minimum de taxation est prévu pour les petites expéditions. Les compagnies aériennes appliquent la règle du "payant pour" qui consiste, compte tenu de la forte dégressivité du tarif, à payer un poids supérieur au poids réel».
Dans le transport maritime, pour certains produits, les professionnels se référent notamment au Baltic Dry Index (BDI), qui est, comme l'indique le site http://fr.wikipedia.org/ «un indice des prix pour le transport maritime en vrac de matières sèches. Créé en 1998, cet indice est géré par la société britannique Baltic Exchange à Londres. Il est établi sur une moyenne des prix pratiqués sur 24 routes mondiales de transport en vrac de matières sèches, tels que les minerais, le charbon, les métaux, les céréales, etc ». Cette société anglaise se définit elle même comme «étant «une organisation au cœur du marché maritime mondial » (http://www.balticexchange.com/default.asp?action=article&ID=2).
Pour déterminer les tarifications, des règles d'équivalence poids/volume sont définies, soit :
- 1 tonne/1m3pour le transport maritime ;
- 1 tonne/3m3 pour le routier ;
-1 tonne/6m3,pour l'aérien.
Les transports internationaux doivent leur réussite commerciale aux faibles coûts de fabrication des marchandises transportées, à l'ouverture des frontières, aux délocalisations et à la mondialisation. Ceci est aussi vrai réciproquement pour le commerce international, qui tire avantage, réciproquement, des faiblescoûts de transport, sans lesquels les échanges ne seraient pas aussi profitables.
Comme nous le démontre Thiérry Fabre, dans un article paru dans le magazine Capital, en mars 2007, intituléL’incroyable parcours “des produits made in monde”». Un article dans lequel il nous explique les raisons des parcours de 27000 kilomètres sur divers points de fabrication de certains produits, avant d’arriver sur nos points de vente. Ceci, écrit-il, «Avec d’autant plus de facilité que le coût du transport reste dérisoire. Se doute-t-on que le voyage d’un pantalon en cargo entre la Chine et la France revient à 20 centimes d’euro par pièce, soit seulement 6% du prix d’achat sur place (3euros) et 1% du prix de vente en hypermarché (20euros) ?». Il poursuit son argumentaire«Sur la plate forme du groupe logistique STEF-TFE, par exemple, dans le pavillon des produits de la mer, les étiquettes des cartons de poisson sont un vrai catalogue touristique : thon du Yémen, merlu de Namibie, homard du Canada ...Que voulez-vous, même lorsqu’un les fait voyager par avion (un mode de transport dix fois plus onéreux que le fret maritime), ils sont meilleur marché que les nôtres».
Il n’en pas toujours été ainsi. Comme nous le confirme l’historien Paul Bairoch, dans son ouvrageVictoires et déboires I - histoire économique et sociale du monde du XVIème siècle à nos jours, publié aux Editions Gallimard, en 1997«D’après des estimations que nous avons réalisées, par la voie maritime, les frais de transport, pour une distance de l’ordre de 1200 km, devaient, vers 1830 encore, représenter pour le blé environ 100 pour cent du prix de celui-ci (dans le pays d’exportation). Par voie de terre, les coûts étaient encore plus élevés.....Il faudra attendre le milieu du XIX siècle et l’avènement du chemin de fer et du bateau à vapeur pour une véritable réduction des prix de transport».
A voir :
- les modifications à venir concernant les nouvelles modalités de facturation et de TVA intracommunautaire sur les services. A http://pme.service-public.fr/, à la rubrique actualités
- les conditions d'immatriculation d'une entreprise étrangère en France (idem)
Les prix à l'international sont théoriquement libres et déterminés par les entreprises en fonction des critères habituels : coûts, prix de revient, prix de la concurrence, prix des produits de substitution éventuels, du marché, ajusté selon la loi de l'offre et de la demande et finalement au regard de ce que consent psychologiquement à payer le consommateur final. Ceci vaut en soi également pour les prestations de service, les transports et assurances, par exemple.
En comptabilité, gestion et comptabilité analytique, différents termes sont employés pour désigner les coûts : coût complet, coût standard, coût marginal, coût partiel, coût de revient, coût fixe et coût variable. Ces termes revêtent une signification précise, comme nous allons le voir ci-dessous, pour mieux comprendre plus précisément à travers les coûts fixes et variables comment se forment les prix, dans le cadre de stratégies d'entreprise, de politiques commerciales et leurs conséquences au regard des réglementations applicables.
Coûts fixes et variables et prix des marchandises
Les coûts de production, de vente d'une entreprise se répartissent principalement en frais fixes (frais d'infrastructure qui sont supportés quand bien même l'activité est, par exemple, réduite) et en frais variables (frais qui évoluent en fonction de l'activité notamment). Des frais qui sont répartis pour la connaissance et la détermination des prix selon les méthodes dite classique, au réel, ou rationnelle, au prorata des frais variables, pour chaque produit ou gamme de produits.
Exemples :
Imputation classique des frais fixes et variables
Produits | Charges fixes | Charges variables | Total des charges | Prix de vente | Marge |
A | 20 | 60 | 80 | 100 | 20 |
B | 30 | 40 | 70 | 70 | 0 |
C | 40 | 20 | 60 | 50 | -10 |
Totaux | 90 | 120 | 210 | 220 | 10 |
On constate dans ce schéma d'école qui illustre notre propos que les produits B et C ne dégagent aucune marge bénéficiaire. Prix de vente et charges du produit B sont équilibrés tandis que les charges fixes, notamment, du produit C sont trop élevées par rapport à son prix de vente. Ou que les prix de vente, concurrence oblige, par exemple, sont insuffisants, pour couvrir l'ensemble des charges affectées. Globalement, toutefois, l'activité de l'entreprise demeure rentable, en raison de la marge bénéficiaire dégagée par le produit A.
Imputation des frais fixes au prorata des coûts variables
Produits | Coûts variables | % du total des coûts variables | Coûts fixes | Prix de revient global | Prix de vente | Bénéfice ou perte |
A | 24 | 50% | 27 | 51 | 84 | +33 |
B | 16 | 33% | 18 | 34 | 26 | -8 |
C | 8 | 17% | 9 | 17 | 10 | -7 |
Totaux | 48 | 100% | 54 | 102 | 120 | + 18 |
Dans ce schéma, les prix de vente incorporent les coûts fixes imputés selon la méthode du prorata, une méthode qui présente l'avantage de s'appliquer facilement, sur la base de critères relativement objectifs. De ces résultats, il en ressort présentement des inégalités fortes entre des produits sans doute vedettes, vache à lait et des produits dilemmes, récents ou en déclin, qui ne satisfont pas, ou ne satisfont plus, sans entrer dans le détail, à l'évidence, le consommateur. Des résultats qui en tout cas interpellent le chef d'entreprise, soit sur la méthode de répartition employée, soit sur les ventes réalisées, le positionnement des produits B et C, etc., voire sur tous ces aspects, s'ils ne sont pas la conséquence de la stratégie mise en oeuvre. Certains facteurs divers et variés peuvent en effet altérer cette stratégie en cours d'activité, quand bien même, elle a été décidée et appliquée en toute connaissance de cause.
Les prix de pénétration de marché
Ces prix sont fixés dans le cadre d'une stratégie ciblée, sur des marchés nouveaux, pour l'entreprise, qui n'y était pas représentée, ou pour des produits déjà présents sur certains marchés, de produits innovants, en phase de croissance, voire matures.
Cette stratégie de diversification, de développement, d'extension de l'offre peut se concevoir dans le cadre de l'application de la marge sur coûts variables, considérant que les résultats seront estimés pour l'entreprise, globalement.
Exemple :
Produits | Prix de vente unitaire | Coût variable unitaire | Revenu unitaire |
A | 5 600 | 1 600 | 4 000 |
B | 6 500 | 4 000 | 2 500 |
C | 10 000 | 8 000 | 2 000 |
Les revenus totaux sur coûts variables s'élèvent donc au total à :
Produits | Nombre d'unités produites |
| Revenu unitaire | Revenus sur coûts variables |
A | 15 000 | x | 4 000 | 60 |
B | 4 000 | x | 2 500 | 10 |
C | 1 000 | x | 2 000 | 2 |
|
|
| Total : | 72 |
Sachant que le total des coûts fixes est de 54 M, les résultats finaux dégagés sur la vente des produits A, B et C s'élèvent globalement à (72-54) = 18M.
Il ressort par ailleurs que les revenus sur coûts variables dégagés par le seul produit A (60 M) permettent d'absorber la totalité des coûts fixes (54) supportés par l'entreprise
Celle ci peut donc pour développer ses ventes, se positionner sur les marchés, maîtriser ou éliminer la concurrence, pratiquer des prix différenciés et vendre les produits B et C à un prix incluant les seuls frais variables ou la non totalité des frais fixes.
Source (démonstration et exemple) : Gestion financière des entreprises, Georges Depallens et Jean-Pierre Jobard, Edions Sirey, 1986
Ces conditions de prix pratiquées seraient sans doute sujettes à contestation, s'agissant de produits importés ou exportés. Certains d'entre eux devraient être éventuellement, réévalués en douane, ajustés, considérant que d'autres aspects, fiscalité et concurrence, sont également concernés par ces pratiques qui répondent à des stratégies de positionnement commercial mentionnées dans les manuels de gestion.
Les prix sont souvent de fait fixés selon une approche ciblée de consommateurs (entreprises et particuliers) appartenant à des marchés «segmentés», c'est à dire comme le mentionne le site http://www.e-marketing.fr/ découpés «en sous-ensembles homogènes de consommateurs, selon un ou plusieurs critères géographiques, socio-économiques (âges, C.S.P., niveaux de revenu...), psychologiques, psychographiques, situationnels». Des produits et des prix qui répondent à des spécificités nationales, régionales et locales. Et qui s'intègrent donc dans cette démarche de calcul de répartition des charges et de fixation des prix qui constituent d'ailleurs un élément de segmentation en soi. Sachant que les marchés ne réagissent pas toujours positivement aux offres proposées en terme d'attente, de qualité et de prix. Des ventes à des prix standardisés, calculés peuvent parfois en effet générer des coûts imprévus qui affectent a posteriori ces répartitions de charges et ces coûts.
Lorsque les échanges sont pratiqués entre sociétés liées, maison mère et filiale, la logique peut être la même, du point de vue des résultats financiers. Peu importe que de moindres profits, voire des pertes soient réalisés sur certaines ventes, si globalement, celles-ci ont contribué à pénétrer des marchés et si les résultats d'ensemble sont positifs. Une démarche commerciale et en terme de rentabilité qui est commune finalement à toutes les entreprises, grandes, moyennes et petites. Qui est acceptée sous réserve que soient respectées les règles de droit fiscale, de concurrence, douanière, applicables.
Les prix de transfert
Autre pratique de prix, différente des prix de marchés concurrentiels : les prix de transfert entre sociétés liées. Comme le souligne l'Organisation de coopération et développement économiques (OCDE) sur son site internet http://www.oecd.org/ « Une part importante du commerce mondial est constituée de transferts de biens corporels et incorporels et de services à l'intérieur des entreprises multinationales. Les prix de transfert (les paiements effectués par une composante d'une entreprise multinationale au titre des biens ou des services fournis par une autre partie du groupe) peuvent s'écarter des prix du marché».
Ces prix qui diffèrent des prix pratiqués communément entre sociétés indépendantes sont de fait susceptibles de réévaluation à des fins fiscales et douanières lorsqu'il s'agit de déclarer la valeur des produits importés et de calculer les droits et taxes applicables.
Des limites à la liberté des prix à l'international
Pénétration de marché, prix de transfert, subventions : les échanges internationaux ne sont pas toujours effectués dans des conditions de pleine concurrence, et fiscalement sans risque, pour les importateurs/exportateurs et les états concernés. Ces pratiques et politiques commerciales, financières et analytiques s'accommodent mal parfois des nécessités de commercer dans ces conditions de pleine concurrence, qui satisfassent à la fois les opérateurs de tout pays et les états. Sans que ces pratiques ne soient considérées comme des fraudes ou irrégularités en soi.
Des limites et des mesures pour y remédier ont donc été définies par l'Organisation mondiale du commerce, l'OCDE, l'Union européenne et les états, au moyen de règles douanières sur la valeur en douane, le dumping et la fiscalité. Des limites et des dispositions appliquées à l'importation en France qui doivent donc aussi appréhendées à l'exportation de France, pour chacun des pays de destination. Certaines de ces mesures visent à permettre aux opérateurs de se plaindre auprès des institutions, de l'OMC, notamment, quand ces règles n'ont pas été respectées par les états eux-mêmes et de soumettre leurs différends pour qu'il y soit mis fin (http://www.wto.org/ - rubrique Domaines, Règlement des différends).
Les droits de douane existants, des ajustements, une augmentation de ces droits ainsi que de nouveaux droits, peuvent être également utilisés pour faire obstacle ou rétablir les conditions d'une meilleure concurrence entre produits importés et productions nationales. Certaines pratiques qui consistaient à élever le prix de produits importés à bas prix à hauteur des prix des produits nationaux ont autrefois également été utilisées. Des contingents d'importation exprimés en valeur sont par ailleurs mis en place à l'importation, pour certains produits. Les états et leurs gouvernements peuvent en toute hypothèse, en cas de crise, de situation exceptionnelle prendre des mesures adaptées, comme prévu, par exemple, en France, par l'article L410-2 du code du commerce «Sauf dans les cas où la loi en dispose autrement, les prix des biens, produits et services relevant antérieurement au 1er janvier 1987 de l'ordonnance n° 45-1483 du 30 juin 1945 sont librement déterminés par le jeu de la concurrence. Toutefois, dans les secteurs ou les zones où la concurrence par les prix est limitée en raison soit de situations de monopole ou de difficultés durables d'approvisionnement, soit de dispositions législatives ou réglementaires, un décret en Conseil d'Etat peut réglementer les prix après consultation de l'Autorité de la concurrence. Les dispositions des deux premiers alinéas ne font pas obstacle à ce que le Gouvernement arrête, par décret en Conseil d'Etat, contre des hausses ou des baisses excessives de prix, des mesures temporaires motivées par une situation de crise, des circonstances exceptionnelles, une calamité publique ou une situation manifestement anormale du marché dans un secteur déterminé. Le décret est pris après consultation du Conseil national de la consommation. Il précise sa durée de validité qui ne peut excéder six mois ».
En France, en Europe et dans un grand nombre d'états, les règles qui s'appliquent en matière de concurrence sont généralement celles prévues par l'article L420-1 du code du commerce, qui prescrit, que «Sont prohibées même par l'intermédiaire direct ou indirect d'une société du groupe implantée hors de France, lorsqu'elles ont pour objet ou peuvent avoir pour effet d'empêcher, de restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence sur un marché, les actions concertées, conventions, ententes expresses ou tacites ou coalitions, notamment lorsqu'elles tendent à :
1° Limiter l'accès au marché ou le libre exercice de la concurrence par d'autres entreprises ;
2° Faire obstacle à la fixation des prix par le libre jeu du marché en favorisant artificiellement leur hausse ou leur baisse ;
3° Limiter ou contrôler la production, les débouchés, les investissements ou le progrès technique ;
4° Répartir les marchés ou les sources d'approvisionnement».
Considérant toutefois que l'application des accords internationaux qui régissent les échanges entre zones, organisations économiques de pays, contiennent des conditions avantageuses aux parties, notamment des réductions de droits, ces droits constituant un élément du prix de vente final. Le site http://www.thailande-fr.com/ signalait par exemple le 20 août 2009 que «l’Association des Nations du Sud-Est asiatique (Asean) et l’Inde ont signé la semaine dernière un accord de libre-échange (FTA) à Bangkok. Ce nouvel accord vient s’ajouter à ceux déjà signés avec le Japon, la Corée du Sud, la Chine, l’Australie et la Nouvelle Zélande, et constitue une étape supplémentaire vers l’intégration économique de la région Asie, Inde, Pacifique ».
Les prescriptions et interdictions précitées en matière de concurrence ne sont pas nouvelles. Déjà, en 1776, Adam Smith, l'auteur de l'ouvrage de référence en matière économique Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, faisait observer «Cependant, l'intérêt particulier de ceux qui exercent une branche particulière de commerce ou de manufacture est toujours, à quelques égards, différent et même contraire à celui du public. L'intérêt du marchand est toujours d'agrandir le marché et de restreindre la concurrence des vendeurs. Il peut souvent convenir assez au bien général d'agrandir le marché, mais de restreindre la concurrence des vendeurs lui est toujours contraire, et ne peut servir à rien, sinon à mettre les marchands à même de hausser leur profit au-dessus de ce qu'il serait naturellement, et de lever, pour leur propre compte, un tribut injuste sur leurs concitoyens». Ce qui signifie que les prix d'import-export ne sont pas toujours orientés à la baisse, contrairement à une idée répandue.
Pour conclure sur ce point, pour réaliser ses exportations, sans difficulté, ni surprise désagréable, et gérer au mieux ces aspects financiers et opérationnels, il est essentiel que les étudiants, futurs déclarants en douane, chargés d'export, comptables, commerciaux, responsables de projets produits, directeurs financiers, chefs de PME, .....et les praticiens du commerce international, connaissent ces dispositions et les sources d'information, qui les renseigneront utilement sur le sujet, avant toute opération.
Les sources d'information
En matière de prix, de valeur, on peut notamment se reporter :
- aux sites de l'OMC (http://www.wto.org/indexfr.htm), rubriques Domaines, Marchandises, Evaluation en douane et Antidumping, de l'OCDE (http://www.oecd.org/), des douanes françaises, http://www.douane.gouv.fr/default.asp, rubriques Entreprises, vos échanges internationaux, Les éléments déclaratifs caractéristiques de votre marchandise (origine, espèce, valeur), Valeur.
- au Règlement particulier sur la valeur disponible sur ce site qui renseigne également précisément sur cette notion de valeur et de prix ainsi que sur les obligations déclaratives particulières (production du document DV1).
- au site de la DGI (http://www.impots.gouv.fr/portal/dgi/home?pageId=home&sfid=00),rubriques Documentation, International. La DGI a édité un guide à l'usage des PME sur les prix de transfert, dans lequel il est mentionné, que « pour déterminer l’impôt dû dans chaque pays, les administrations fiscales doivent s’assurer que ces transactions sont effectuées sur la base d’un prix de marché, afin d’éviter un transfert de bénéfices » et que « comme la fixation d’un prix adéquat peut donner lieu à critique en cas de contrôle, les entreprises qui souhaitent sécuriser juridiquement leurs prix de transfert ont la possibilité de demander à l’administration un accord préalable de prix ».
La commission européenne concernée au premier chef en ce qui concerne la valeur en douane et les prix de transfert a créé pour sa part un forum consacré à ces prix de transfert (http://ec.europa.eu/taxation_customs/taxation/company_tax/transfer_pricing/forum/index_fr.htm).
Au Journal officiel européen, on y trouvera également les avis de procédure antidumping, comme, celui paru au JOCEE C 190/22 du 13.8.2009, concernant les importations de certaines roues en aluminium originaires de la République populaire de Chine ((http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:C:2009:190:0022:0026:FR:PDF) et des décisions d'application de droits antidumping comme celle instituant un droit antidumping définitif sur les importations de certains tubes et tuyaux soudés, en fer ou en acier non allié, originaires des pays cités (Règlement 1256/2008 du Conseil du 16 décembre 2008, paru au JOCEE L 343/1 du 19.12.2008 (http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?ri=OJ:L:2008:343:0001:0038:FR:PDF).
Des procédures d'ouverture et des décisions d'application de droits antidumping sont également prises lorsque des produits bénéficient de subventions. Ce qui a été le cas concernant des importations de certains types de polyéthylène téréphtalate originaires, entre autres, de l’Inde (Règlement 1286/2008 du Conseil du du 16 décembre 2008 , paru au JOCEE L 340/1 du 9.12.2008).
La lecture, très instructive, de ces documents, aide à comprendre les méthodes des contrôles parfois étendus aux modes de comptabilisation, à la fiabilité des documents présentés, appliquées par les auditeurs européens et les conditions de gestion et d'établissement des prix à l'exportation, à destination au cas présent des pays de l'Union européenne.
L'Union européenne n'est pas la seule organisation à prévoir des mesures anti-dumping. Les autres pays qui commercent à l'international ne sont pas en reste et procèdent eux aussi à des enquêtes qui peuvent se traduire par l'application de droits de douane supplémentaires. Le site internet http://www.chinofrance.net/ a annoncé, par exemple, le mercredi 24 juin 2009, l'ouverture par le ministère chinois du Commerce d'une «enquête anti-dumping sur le méthanol importé d'Arabie saoudite, de Malaisie, d'Indonésie et de Nouvelle-Zélande».
- aux sites de la Direction de la Concurrence de la Commission européenne (http://ec.europa.eu/competition/index_fr.html), de l'Autorité de la concurrence (http://www.autoritedelaconcurrence.fr/user/index.php) et de la DGCCRF (http://www.dgccrf.bercy.gouv.fr/) ;
- au code de commerce, qui définit également ce qu'il en est, en France, en matière de pratiques légales - et illégales, des prix bas ;
L'article L420-5 prévoit notamment, que «Sont prohibées les offres de prix ou pratiques de prix de vente aux consommateurs abusivement bas par rapport aux coûts de production, de transformation et de commercialisation, dès lors que ces offres ou pratiques ont pour objet ou peuvent avoir pour effet d'éliminer d'un marché ou d'empêcher d'accéder à un marché une entreprise ou l'un de ses produits. Les coûts de commercialisation comportent également et impérativement tous les frais résultant des obligations légales et réglementaires liées à la sécurité des produits. Ces dispositions ne sont pas applicables en cas de revente en l'état, à l'exception des enregistrements sonores reproduits sur supports matériels et des vidéogrammes destinés à l'usage privé du public».
- aux sites des avocats d'affaire et conseil à l'international qui se sont spécialisés dans ces domaines des prix à l'international, de transfert, comme, par exemple, http://prixdetransfert.com/. Les conseillers comptables et fiscalistes sont aussi présents sur ce sujet. Certains interviennent également dans la négociation avec les administrations, comme CMS Bureau Francis Lefebvre (http://www.cms-bfl.com/Pages/Default.aspx). Des formations ciblées, qui entrent dans le cursus de formation en droit international des affaires, sont par ailleurs assurées, ponctuellement, par des organismes de formation, comme par exemple, par kelformation.com (www.kelformation.com/formation/formation-s+eacute+curisez+votre+politique+de+prix+de+transfert-75504.htm). Sur la valeur à déclarer lors des importations et exportations, les commissionnaires et conseils en douane sont à même de répondre aux questions posées.
- au site http://www.economag.com, qui traite dans des articles de fond des problèmes de prix excessifs, imposés ou abusivement bas, qualifiés de prix « prédateurs ».
- aux sites des PME http://import-export.netpme.fr/, http://www.eur-export.com/francais/default.htm, http://www.apce.com/, de l'Agence pour la création d'entreprise, http://www.vernimmen.net/index.html de la société Vernimmen, à la rubrique Glossaire.
A noter que les prix bas de produits mis sur le marché peuvent parfois dissimuler des trafics, des contrefaçons, des services rendus dans des conditions irrégulières (normes de sécurité non respectées, par exemple).
A l'exportation, qu'en est-il ?
Les dispositions qui précèdent sont également applicables à l'exportation, qui précède l'importation dans le pays de destination. Avec cependant quelques variantes et des modalités d'application différentes selon les pays. C'est pourquoi, il convient pour connaître ces dispositions en matière de détermination des prix, de valeur en douane, de concurrence, de dumping applicables dans les pays d'importation, de s'informer à la source. Cette quête d'information doit intervenir bien évidemment dès l'étude de marché et avant la conclusion du contrat de vente.
Pour l'essentiel, ces sources sont Ubifrance, les missions économiques, les douanes des pays d'importation, les chambre de commerce françaises sur place (Uccife) et étrangères, les commissionnaires, conseils et représentants auxquels l'exportateur peut faire appel, en France et/ou sur place, pour l'accomplissement de la vente et des formalités d'importation, à destination.
Une veille doit bien évidemment être assurée, pour suivre l'évolution réglementaire et les décisions applicables, anciennes et nouvelles, parues.
Voir sur ce blog l'article qui lui est consacrée.
Essais sur le sujet et sur les politiques commerciales à voir également :
L'économie ne ment pas, Guy Sorman, Editions Fayard, 2008
L'empire de la honte, Jean Ziegler, Editions Fayard, 2005
La face cachée du pétrole, Eric Laurent, Editions Plon, 2006
Le grand bazar mondial, Editions Bourin éditeur, 2005
Les nouveaux maîtres du monde, Jean Ziegler, Editions Fayard, 2002
Made in monde, Suzanne Berger, Editions du Seuil pour la traduction française, 2006
Quand la Chine change le monde, Erik Israelewicz, Editions Grasset, 2005
Quand le capitalisme perd la tête, Joseph E. Stiglitz, Editions Fayard, pour la traduction française, 2003
Un autre monde, Joseph E. Stiglitz, Editions Fayard pour la traduction française, 2006
A signaler
La parution du du rapport sur la Politique de change de l'euro, de DIDIER Michel , BENASSY-QUERE Agnès , BRANSBOURG Gilles , HENRIOT Alain , FRANCE. Conseil d'analyse économique - Décembre 2008
(http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/084000756/index.shtml)
A signaler
La parution du rapport 2009 de Transparence international France, sur la corruption dans le secteur privé (http://www.transparence-france.org/index.php)
Les difficultés pour les exportateurs, des petites entreprises notamment, résident notamment dans l'identification et l'accès aux sources d'information qui les renseignent utilement et rapidement.
Sachant que la gestion des sources d'information, la maîtrise de l'outil informatique et des modalités de recherche, constituent des composantes essentielles, à mon avis, de la formation des étudiants en commerce international (ainsi que dans de nombreuses autres disciplines).
Il faut savoir que les échanges de la France avec les pays tiers - de même que l'ensemble des politiques intra de l'Union européenne - sont régis par des textes communautaires, d'où l'intérêt de les identifier et de pouvoir y accéder dans leur globalité et historiquement.
Ces sources qui peuvent répondre sur ce point, et d'autres, aux attentes des exportateurs et qui doivent être connues en sortie de formation des étudiants, existent, notamment sur internet.
Parmi celles ci, sur le plan pratique, citons le lexique de A à Z du site internet de la Commission européenne, qui permet d'accéder, entres autres informations, aux textes concernés à l'adresse suivante : http://ec.europa.eu/atoz_fr.htm
En cliquant, par exemple, sur « accords », on accède aux accords internationaux, bilatéraux, multilatéraux, par pays, activité, par l'Organisation. Les listages obtenus fournissent les références des accords récents et anciens qu'il est possible de lire dans leur intégralité. Un moteur de recherche permet par ailleurs une interrogation ciblée, sur un grand nombre de thèmes (transport, commerce, douane, ...).
Citons également sur le site de la Commission européennehttp://ec.europa.eu/index_fr.htm, plus particulièrement, la base de données et de recherche EUR-Lex, (http://eur-lex.europa.eu/fr/index.htm), qui permet d'accéder aux journaux officiels et à la collection des traités, des accords internationaux, à la législation en vigueur, aux travaux préparatoires, à la jurisprudence, et aux questions parlementaires, en utilisant au besoin des moteurs de recherche simple et avancé.
Pour cette rentrée, les internautes retrouveront le contenu du programme de formation, tel qu'il apparaît dans ce blog.
Entreprise et commerce international
Présentation
Le commerce international dans tous ses états
Notions d'économie, macro et micro
Du commerce international :
Définition
Historique
Faits et chiffres
De la mondialisation. En 2009
Les politiques commerciales internationales publiques et privées
Les théories et politiques mises en oeuvre
Les raisons d'état, du commerce, des entreprises et du consommateur
Les acteurs du commerce international
Les institutions internationales et nationales
Les organisations représentatives
Les intervenants ; les acteurs et métiers ; les importateurs-exportateurs
L'action commerciale internationale
Les préalables à l'import-export ; la démarche initiale d'entreprise
Les motivations des entreprises
Réussite commerciale et demande externe
Marché national insuffisant ou saturé
Volonté de développement et/ou de développement à l'international
Multinationalisation
Le diagnostic d'entreprise
Étude fonctionnelle : production, commercialisation, logistique,.....
Détermination des forces et faiblesses
Rapport
Le diagnostic de marché et économique
L'analyse
La détermination des risques
Le rapport
Les choix et décisions
Les décideurs
La définition des besoins, des financements
La définition de la politique à mettre en oeuvre
Les sources d'information
Les composantes des différentes sources d'information
La nature, l'objet et les formes des sources d'information
De proximité et éloignées
Les incontournables
Le réseau
La recherche et le recensement des sources d'information
Les acteurs et métiers du renseignement
Les moyens et méthodes employés
Exercices pratiques sur internet : recherche, collecte des informations, analyse
Les stratégies d'entreprise à l'international
L'organisation de l'entreprise
Les services de l'entreprise concernés
Les divers besoins : en personnel, financiers, logistique, ...
Détermination des moyens employés : service export et/ou externalisation
Les formations
La politique de produit
Définition et caractéristiques du produit
Produits de consommation finale : biens durables, non durables, services, biens de consommation courantes, biens d'équipement domestique
Produits industriels et d'équipement : matières premières, produits semis finis, biens d'investissement
Phases et situation des produits existants : produits nouveaux lancés sur le marché, en phase de croissance, produits matures, produits en déclin
Notion de gammes, produits fabriqués à la commande ou sur stocks, produits captifs
Rentabilité : produits vache à lait, poids mort, dilemmes (rentables mais part de marché restreinte)
Adaptation au marché : technique, culturel, mode de consommation, etc.
Les tests internes et externes
Positionnement : segmentations, niches et créneaux
Le classement des produits dans la nomenclature douanière
La politique de prix
A partir des coûts
Les prix de marché
Les prix de la concurrence
Positionnement d'image
Prix d'écrémage ou prix de pénétration de marché
Créneaux, niches et segmentation
Prix et valeur en douane ; le dumping ; les litiges à l'import-export
La politique de vente et de distribution
Les acteurs sur les marchés internationaux
La force de ventes, les moyens mis en oeuvre
Les circuits et canaux de distribution : canal long (nombreux intermédiaires), court (peu d'intermédiaires), ultra-court (du producteur au consommateur : cas des ventes des producteurs sur internet)
Les stratégies employées (exclusives, intensive, sélectives)
Positionnement : segmentations, niches et créneaux
Fidélisation, réduction, coupons
Les modes de distribution et intervenants finaux (franchise, grande surface, en ligne .....)
La logistique (transports, stockage, ...)
La politique de communication : moyens et formes
En France et à l'étranger
Les plans médias (presse, télévision, radio, internet, ....)
Les salons et manifestations professionnelles
La publicité, le sponsoring, les parrainages, les fondations, les oeuvres caritatives, les jeux
Les sites internet d'entreprise
Les fédérations et organisations professionnelles, les représentations des personnels de l'entreprise dans les organisations professionnelles et autres
Les réseaux patronaux et d'entreprise
Les journées portes ouvertes
La logistique internationale
Définition, rôle et composantes
Les acteurs et métiers de la logistique
Les approvisionnements : production et ventes
Les transports
Le stockage
Les assurances
Le dédouanement
Les financements de l'action commerciale internationale
Les acteurs à l'international ; banques et organismes financiers ;
les institutions ; fournisseurs et acheteurs ;
Les financements des moyens de production et immatériels
Les financements de trésorerie
Les assurances et les couvertures de risque de change
Les cautions et garanties
Les incidents de paiement, les impayés
Les contrôles internes et externes ; la gestion des litiges et contentieux
Les intervenants
Modalités de gestion des contrôles
Les infractions et sanctions
La mise en oeuvre de la politique commerciale
L'étude de marché et l'analyse de risques
Définition et composantes
Les modalités de mise en oeuvre
Le rapport
La prospection
Définition et composantes
Les moyens et sources ; la recherche de clients
Les modalités de mise en oeuvre
La négociation
Définition et composantes
Les modalités de mise en oeuvre
Exercice pratique
La vente
Droit international de la vente, les obligations, interdictions et restrictions
Le contrat de vente international
Les incoterms
Les modalités de mise en oeuvre
Protection, intelligence économique, veille et S.A.V.
Définition et composantes
Les moyens utilisés
Les modalités de mise en oeuvre
Études de cas, travaux pratiques
Analyse de risques pays, produits, ....
Négociation : simulation
Rédaction de mémo, rapport d'études de marché
Exercices pratiques de logistique, de détermination des moyens et procédures, livraison de marchandises à l'export
Calcul et liquidation des droits et taxes
etc.
A signaler
La parution du du rapport sur lesStatistiques 2008 de la Commission relatives aux interventions douanières visant à faire respecter les droits de propriété intellectuelle aux frontières extérieures de l’UE – 9 juillet 2009